Stéphane Guillon © AbacaStéphane Guillon réplique. Le trublion de France Inter a estimé mardi lors de sa chronique qu'être humoriste devenait "de plus en plus compliqué", au lendemain de la polémique soulevée par sa chronique de lundi sur Eric Besson. "Il faut faire attention à tout, peser chaque mot. Si on continue, c'est un métier qui va disparaître: comme maréchal-ferrant, il n'y en aura plus!", a-t-il dit. Stéphane Guillon a également dit, non sans ironie, ne pas comprendre "ce qui a pu énerver autant Eric Besson".
Radio France condamné pour le licenciement de Guillon
Le groupe Radio France a été condamné vendredi par le conseil des prud'hommes de Paris pour le licenciement de l'humoriste Stéphane Guillon "sans causes réelles ni sérieuses", selon l'avocat de l'humoriste.
Publié le 28/01/2011
Virés !
Le patron de Radio France a annoncé le départ de l'humoriste Stéphane Guillon de France Inter en le qualifiant de "petit tyran". Didier Porte annonce aussi son licenciement.
Publié le 23/06/2010
Besson prêt à un face-à-face avec Stéphane Guillon
Le ministre de l'Immigration Eric Besson a affirmé mardi qu'il était prêt à un face à face avec Stéphane Guillon qu'il a traité de "lâche". Il dénonce selon lui "les méthodes de 'facho'" de l'humoriste.
Publié le 23/03/2010
Chronique de Guillon : les excuses de Radio France à Besson
A la suite de la chronique de Stéphane Guillon présentant Eric Besson comme une taupe de Jean-Marie Le Pen infiltré au sein de l'UMP, Jean-Luc Hees, le directeur de Radio France a présenté au ministre les excuses de la radio.
Publié le 22/03/2010
Stéphane Guillon : "Je ne suis absolument pas méchant"
L'humoriste vedette de France Inter publie ses chroniques dans "On m'a demandé de vous calmer", chez Stock. Dans Vous avez un message, il confie que, dans son registre, le regard des autres n'est pas tendre tant que l'on n'est pas connu.
Publié le 19/02/2010
Dans sa chronique de lundi, il avait présenté Eric Besson comme "une taupe du Front national", envoyé pour "infiltrer le PS, démissionner et rejoindre Nicolas Sarkozy pour, une fois au gouvernement, manoeuvrer et relancer les thèses du FN". Stéphane Guillon a dépeint ce "Mata Hari" de la politique comme "antipathique" avec "des yeux de fouine, un menton fuyant. Un vrai profil à la Iago" (personnage de traître dans "Othello" de Shakespeare).
Les excuses de la direction de France Inter
Quelques minutes plus tard, sur la même antenne, la cible de la chronique, Eric Besson, avait dénoncé "la dérive" de Stéphane Guillon, l'accusant de "défendre des thèses" politiques. Invitant la station publique à réfléchir à sa responsabilité, le ministre avait dénoncé "un combat inégal" entre l'humoriste et les hommes politiques qu'il croque à l'antenne. Dans l'après-midi, Jean-Luc Hees, le PDG de Radio France, avait présenté "les excuses du groupe public à Eric Besson". "Les critiques sur le physique des personnes n'ont pas lieu d'être sur France Inter", avait ajouté le patron du groupe public. Selon lui, l'une des formules de l'humoriste n'était "pas conforme aux valeurs du service public".
Le Syndicat national des journalistes de France Inter a jugé mardi "inquiétantes et disproportionnées" les excuses du PDG de Jean-Luc Hees. "Ce n'était sans doute pas la plus drôle, ni la plus fine des chroniques de Stéphane Guillon. Mais il ne s'agissait tout de même que de ça, d'une chronique humoristique utilisant un procédé vieux comme le monde, omniprésent dans la presse écrite : la caricature", selon le communiqué du SNJ. Le SNJ s'étonne ainsi que les excuses soient présentées "carrément" par le PDG du groupe Radio France et non par le directeur de France Inter. "Lorsque l'on commence à demander pardon pour une chronique, on emprunte la longue route de Canossa. Pourquoi pas demain s'excuser pour un reportage ou un papier qui a déplu ?", ajoute le syndicat. "A trop avoir le doigt sur la couture du pantalon, on finit souvent par se retrouver sans pantalon du tout", conclut-il.
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