© sxc.hu / DR Ils se sentent prêts à refaire Le Monde. Le quotidien a annoncé officiellement lundi avoir reçu deux offres d'investisseurs pour la reprise du groupe, l'une menée par Claude Perdriel avec Orange et l'Espagnol Prisa, l'autre menée par le consortium Niel-Bergé-Pigasse selon un communiqué du directoire. Pierre Bergé avait confirmé auparavant par la voix d'un porte-parole qu'il déposait une offre de reprise du quotidien très endetté, en association avec Matthieu Pigasse, banquier d'affaires, patron de Lazard Europe et propriétaire des Inrocks, et Xavier Niel, le président-fondateur de l'opérateur Free. Aucun n'a évoqué le montant de l'offre du trio.
Le trio "BNP" enfin maitre du Monde
L'AG des actionnaires du Monde a bouclé mardi soir sa recapitalisation, entérinant ainsi la prise de contrôle du groupe à plus de 60% par le trio Bergé-Niel-Pigasse et un nouveau départ pour le quotidien qui a frôlé la faillite.
Publié le 02/11/2010
Reprise du Monde : Bergé-Niel-Pigasse l'emportent
Comme le voulaient les salariés, le Conseil de Surveillance du groupe Le Monde s'est prononcé lundi par 11 voix sur 20 en faveur de l'offre déposée par MM. Bergé, Niel et Pigasse après le retrait de celle que faisait Claude Perdriel.
Publié le 28/06/2010
Reprise du Monde: Orange et Nouvel Observateur vont retirer leur offre
Le groupe Orange-France Télécom et Le Nouvel Observateur retireront leur offre de reprise du journal Le Monde quel que soit le vote du Conseil de surveillance du journal, a annoncé lundi Orange.
Publié le 28/06/2010
Les journalistes du Monde votent pour l'offre Pigasse-Bergé-Niel
La Société des rédacteurs du Monde s'est massivement prononcée vendredi en faveur de l'offre de reprise présentée le banquier d'affaires, le mécène et le fondateur de Free.
Publié le 25/06/2010
Une offre de reprise a également été déposée par Claude Perdriel, pdg du Nouvel Observateur, associé à Orange et à l'espagnol Prisa (El Pais), qui détient déjà 15% du groupe de presse. Claude Perdriel a précisé proposer un total de 80 millions d'euros pour la reprise de 67% du groupe et s'est dit prêt à monter jusqu'à 100 millions d'euros "si besoin était". Selon une source proche du dossier, l'offre dépasserait 100 millions d'euros. En outre, le groupe "a reçu une nouvelle marque d'intérêt provenant du Groupe Revenu Multimédia" (GRM) mais Le Monde n'a qualifié "d'offre" que les deux candidatures déjà en lice.
Troisième offre ?
Lundi après-midi, l'éditeur de presse Groupe Revenu Multimédia (GRM: Le Revenu, Air et Cosmos) avait aussi affirmé avoir également déposé une offre. Daniel Monteux, PDG de GRM, a souligné que son offre est celle "d'un groupe indépendant qui veut préserver l'indépendance du monde, il s'agira de valoriser nos valeurs".
Interrogé par l'AFP sur les montants à mettre en oeuvre, il affirme pouvoir "mobiliser 150 millions d'euros". Il a précisé assortir son offre de condition, notamment "l'abolition des privilèges de certains actionnaires" et "ne pas être intéressé par les aspects politiques du contrôle du Monde". Le conseil de surveillance du Monde se prononcera le 28 juin sur l'identité du futur repreneur devra réaliser rapidement une recapitalisation.
Pressions de l'Elysée ?
Le conseil d'administration de France Télécom a validé la participation de l'opérateur à une offre. Le directeur général du groupe, Stéphane Richard, a déclaré dans un entretien publié par Le Journal du Dimanche que France Télécom comptait investir 50 à 60 millions d'euros. Il a précisé que le trio comptait racheter 34% du Monde Interactif, qui édite lemonde.fr et lepost.fr, à Lagardère et entrer au capital de la holding de tête. Lagardère détient 17,27% du Monde SA.
Stéphane Richard a souligné dans le JDD qu'en cas de succès de son offre, la direction opérationnelle du journal serait organisée entre Claude Perdriel et Prisa. France Télécom, qui serait représenté au conseil de surveillance du Monde, s'intéressera principalement au développement du groupe dans le numérique.
L'opposition de gauche s'est inquiétée de pressions du chef de l'Etat, qui a reçu récemment Eric Fottorino, le directeur du Monde. Certains observateurs du dossier voient derrière France Télécom la main de l'Elysée. Entre le dépôt des offres définitives et la décision du Conseil de surveillance du Monde, plusieurs actionnaires de référence, comme la Société des rédacteurs, se seront exprimés en assemblée générale.
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