La presse française pense mercredi que Nicolas Sarkozy ne cédera pas sur les mesures symboliques de la réforme des retraites, car il joue son avenir politique, mais consentira à quelques concessions. "Confronté à la protestation, il (ndlr : le gouvernement) affiche une attitude plus ouverte et parle même de négociation", écrit Laurent Joffrin dans Libération, estimant qu'il existe une place pour les compromis'. Pour François Ernenwein de La Croix, "le pouvoir doit montrer (...) qu'il est déterminé, les syndicats doivent prouver qu'ils sont mobilisés". "Depuis hier, c'est chose faite. Les discussions peuvent donc commencer", ajoute-t-il.
Sarkozy annonce des "avancées" mercredi sur les retraites
Le chef de l'Etat fera mercredi en Conseil des ministres une "déclaration" sur la réforme des retraites, après avoir reçu les ministres du Travail Eric Woerth et de la Fonction publique, Georges Tron.
Publié le 07/09/2010
Retraites: les députés s'attaquent au coeur de la réforme
Après avoir achevé la discussion générale, les groupes parlementaires ont désormais 50 heures pour examiner le texte de la réforme des retraites. Deadline : 15 septembre.
Publié le 08/09/2010
Pour Sarkozy, Woerth reste son homme des "retraites"
Alors que la gauche multiplie les appels à la démission de son ministre du Travail et que les responsables syndicaux considèrent son maintien comme un "problème", le chef de l'Etat lui a une nouvelle fois redit publiquement sa confiance, bien que sous une forme minimaliste.
Publié le 03/09/2010
"Les manifestations d'hier mettent le président en inconfortable posture, mais s'il cédait, son horizon serait plus noir encore" commente Patrick Fluckiger dans L'Alsace. Pour lui "il est condamné à poursuivre le bras de fer". Devant l'ampleur de la protestation, Jacques Camus dans La République du Centre note cependant que c'est au président de la République de "reprendre le main et de dire à quels amendements il consent pour calmer l'ardeur retrouvée des syndicats". Pour Patrice Chabanet du Journal de la Haute-Marne, les syndicats "peuvent faire montre d'une nouvelle épreuve de force". "Mais,demain comme aujourd'hui, rien ne dit qu'elle débouchera sur un recul du gouvernement", précise-t-il.
Paul Burel dans Ouest-France constate que si Nicolas Sarkozy "rompait avec l'ardente obligation d'une réforme, il ne saperait pas seulement son avenir politique immédiat". Selon lui, "il serait coupable de non-assistance à système de retraite par répartition en danger de mort." Le "tableau de bord" du chef de l'Etat, d'après Jérôme Glaize du Maine Libre, "ce n'est pas le compteur des manifestants ou les arguments de ses contradicteurs, c'est l'impact effectif de ses décisions sur l'opinion silencieuse". "Ce n'est sûrement pas au milieu du Pont d'Arcole qu'il rebroussera chemin. Ce serait aussitôt Waterloo", conclut-il. Pour sa part, dans Nord Eclair, Patrick Pépin affirme que "la réforme des retraites est en train de se jouer en même temps que se joue le sort d'un homme et d'une majorité".
Les quotidiens régionaux paraissent, pas les nationaux sauf Le Monde
En raison du mouvement de grève interprofessionnelle de mardi les quotidiens nationaux seront absents des kiosques mercredi, sauf Le Monde (imprimé le matin) mais les régionaux paraissent presque tous normalement, à l'exception notamment de Sud Ouest. Les autres titres nationaux qui sont imprimés le soir ne paraîtront pas en version papier mais seront en revanche gratuits sur leurs sites web respectifs. Mardi en dehors du Monde, de Ouest-France et du Télégramme de Brest, la presse quotidienne étaient présente dans les kiosques. Parmi les journaux devant paraître normalement mercredi en régions, on recense entre autres titres, Les Dernières Nouvelles d'Alsace, L'Alsace, La Voix du Nord, Le Midi Libre, La Provence, Nice-Matin, Var-Matin, Corse-Matin, Le Progrès, Le Bien Public et La Dépêche.
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