Frédéric Mitterrand, le 9 janvier 2011. © CANAL +Ca suffit les jérémiades. Le temps est aux punitions. C'est en substance ce que fait entendre Frédéric Mitterrand. Le ministre de la Culture et de la Communication a déclaré dimanche sur Canal+ qu'il allait "définitivement sonner la fin de la récré dans les jours qui viennent" à France 24 à l'issue de la tenue du conseil d'administration de la chaîne.
Le ministre fait allusion aux dissensions à la tête de l'Audiovisuel extérieur de la France entre le président Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent. Dissensions qui ont atteint un paroxysme à la suite d'une affaire d'espionnage informatique à France 24, impliquant notamment une proche collaboratrice de Christine Ockrent.
"Il y a un conseil d'administration dans quelques jours. Le conseil d'administration va certainement prendre une position assez nette sur cette dispute", a-t-il dit. A partir de ce moment là, "il y aura un socle juridique solide et je pourrai intervenir", a-t-il ajouté. "C'est le conseil d'administration qui va dire ce qu'il faut faire et je ne vais pas préjuger de ce que le conseil d'administration décidera. Je n'ai pas non plus à décider à la place du conseil d'administration de l'orientation qu'il souhaite donner à cette entreprise", a-t-il souligné. Toutefois, le ministre a salué en Christine Ockrent un femme "rude, mais qui a une très grande expérience professionnelle et qui n'est pas du tout quelqu'un de pervers, ni de méchant".
Méchante ou pas, les syndicats CFDT, CFE-CGC et CFTC de la chaîne France 24 ont déposé un préavis de grève à durée illimitée à partir du 13 janvier, pour dénoncer "le silence des autorités de tutelle" après la motion de défiance des salariés envers Christine Ockrent.
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