L'obsession sexuelle à la Française selon Newsweek

Par Virginie BALLET, le 25 juillet 2011 à 16h38 , mis à jour le 26 juillet 2011 à 07h34

Dossier : Affaire DSK

L'hebdomadaire américain, qui publie ce lundi la première interview de Nafissatou Diallo, se penche aussi sur les raisons qui poussent Anne Sinclair à rester avec DSK. Et livre une vision fantasmée de la société française, fortement influencée par la sexualité.

L'hebdomadaire américain Newsweek livre sa vision de la société française, sur fond d'affaire DSK.L'hebdomadaire américain Newsweek livre sa vision de la société française, sur fond d'affaire DSK. © Capture d'acran de Newsweek.com, le 25 juillet à 16h30.

"Trop fière pour être jalouse ." Newsweek reprend à son compte cet extrait de la biographie d'Anne Sinclair, Madame DSK : un destin brisé , par Renaud Revel et Catherine Rambert. A l'occasion de la première interview de la femme de chambre du Sofitel, l'hebdomadaire américain revient cette semaine sur l'affaire DSK et se demande "pourquoi Anne Sinclair reste aux côtés de DSK." Outre les arguments de l'amour fou et de l'orgueil, la revue poursuit ainsi son analyse : "On ne peut espérer comprendre Anne Sinclair sans intégrer que la sexualité est très présente dans la société française, au sein de laquelle même le rejet a ses propres règles codifiées."
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Dans cette société française décrite par Newsweek, "les jeunes femmes savent comment jouer le jeu de ce qu'on appelle la séduction ; les journalistes couchent avec des hommes influents parce que c'est amusant selon elles, et parce que cela entretient les relations avec leurs sources." Bien que l'hebdomadaire ne manque pas de remarquer l'indignation de groupes féministes comme Paroles de femmes, face à l'affaire DSK, celles-ci demeurent néanmoins minoritaires aux yeux de l'auteur.

Les gâteries des secrétaires pour conserver leur emploi

En réalité, tout ceci serait la faute au "droit de cuissage", aux "amours ancillaires", aux vaudevilles chers à Feydeau. C'est en tout cas le sens de l'analyse du journal, pour qui ces pratiques n'ont pas totalement disparu, loin de là. "Le droit de cuissage était un privilège des hommes puissants, et c'est toujours le cas", croit savoir Newsweek. L'hebdomadaire en veut pour preuve certaines réactions au lendemain de l'annonce des faits reprochés à DSK. "Ce n'est qu'un troussage de domestique", avait ainsi lancé Jean-François Kahn. "Il n'y a pas mort d'homme", avait renchéri Jack Lang, rappelle Newsweek. Si le socialiste avait dénoncé "une utilisation tronquée" de ses propos, il s'agit d'une "hilarité semblable à celle provoquée par une pièce de Feydeau", pour le journal, "dans laquelle le maître se fait une servante entre deux embrasures de porte, pendant que sa maîtresse l'attend dans une pièce et sa femme dans l'autre".

De ces réactions marginales, l'hebdomadaire tire une analyse surprenante. Le fantôme du troussage de domestique serait encore si présent en France que les secrétaires "dans les usines ou les stations service" seraient contraintes "d'offrir une gâterie à leur employeur pour conserver leur emploi."

"Entre Sade et Beauvoir"

Le journal rappelle même le retard de notre pays en matière de droits des femmes : droit de vote tardif, idem pour l'avortement. Concernant le Manifeste des 343 salopes, Newsweek informe ses lecteurs Outre-Atlantique du sens du mot "salope" : une insulte, mais aussi un mot qui serait souvent employé par les Français pendant l'acte "pour exciter les femmes ou s'exciter lui-même."

Ainsi donc, l'affaire DSK n'aurait suscité qu' "une lente onde de choc" dans la libération de la parole des femmes, comme le prouve l'affaire Tron, toujours selon l'hebdomadaire américain. Mais le chemin semble encore long : "Ainsi va la lutte entre le Marquis de Sade et Simone de Beauvoir", conclut Newsweek.

Par Virginie BALLET le 25 juillet 2011 à 16:38
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58 Commentaires

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  • michalowice, le 28/07/2011 à 21h52

    Je ne pense pas comme vous ....

  • mayr123, le 27/07/2011 à 15h35

    Tu as raison

  • lasconi290, le 27/07/2011 à 15h21

    Une turlute à droite à gauche y a pas de mal

  • mayr123, le 27/07/2011 à 14h51

    Qui se sent morveux, qu'il se mouche

  • moustig, le 27/07/2011 à 11h25

    Si je ne me trompe DSK en tant que président du FMI faisait de l'ombre aux Américains! Pour ce qui est de son épouse c'est leur vie privée. Les Américains feraient mieux de balayer devant leur porte. De tels propos tenus par Newsweek pourraient peut être faire l'objet d'un nouveau procès histoire de renverser la vapeur.

  • dameiris, le 27/07/2011 à 09h13

    D'autant plus que le droit de cuissage est une aberration historique et une pure invention du 18° siècle.

  • dameiris, le 27/07/2011 à 09h11

    Aux Etats-Unis, Mme Royal n'aurait sans doute jamais passé le premier tour des primaires socialistes : c'est un pays où beaucoup de gens seraient choqués de voir une femme prétendre au poste de chef d'Etat tout en ayant quatre enfants sans être mariée. Et que dire d'un Président marié trois fois ? Nous n'avons tout simplement pas la même culture, ni les mêmes exigences de déontologie en politique.

  • jeteveux32, le 26/07/2011 à 18h51

    Rien à voir. Au moins ils se cachent pas pour le faire! C'est pas des faux-derches!

  • bebert59560, le 26/07/2011 à 16h15

    Ce sont des faux-culs tout simplement!

  • danieleh33, le 26/07/2011 à 16h11

    Vous avez donc envie de faire la guerre a nos alliés? Bizarre!!

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