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Le coup de colère des professionnels de l'urgence sociale
Les professionnels de l'urgence sociale, en grève ce mardi, dénoncent la réforme du secteur et les coupes budgétaires. Le mouvement a été suivi dans une trentaine de départements selon les associations.
Publié le 02/08/2011
Hébergement d'urgence : ils disent non aux coupes budgétaires
Deux semaines après la démission du président du Samu social Xavier Emmanuelli, les professionnels de l'urgence sociale sont en grève mardi. Objectif : dénoncer les restrictions budgétaires décidées par l'Etat et la méthode du gouvernement pour réformer le secteur.
Publié le 02/08/2011
Des chômeurs réclament "le droit aux vacances" à Paris Plage
Alors que Paris Plage a ouvert il y a une semaine, des militants du comité national CGT "des privés d'emploi et précaires" sont allés y manifester pour réclamer un "droit aux vacances et aux loisirs".
Publié le 27/07/2011
Déficit : l'UMP appelle de nouveau le PS à voter la règle d'or
Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé et la ministre du Budget Valérie Pécresse ont de nouveau appelé le Parti socialiste à voter la règle d'or dimanche, qui vise à inscrire la réduction du déficit public dans la Constitution.
Publié le 28/08/2011
Taxe sur les riches, hausse du tabac... : les annonces de Fillon
François Fillon a dévoilé mercredi le détail de mesures pour réduire les déficits publics. Un plan qui vise à économiser près de 11 milliards d'euros en 2012. Au menu notamment : un nouveau coup de rabot sur les niches fiscales et une hausse des prix du tabac, de l'alcool et des sodas.
Publié le 24/08/2011
La pauvreté et les inégalités se creusent en France
Une étude de l'INSEE révèle que 13,5% des Français vivent en-dessous du seuil de pauvreté, soit 300.000 personnes de plus qu'en 2008. Au quotidien cela signifie, vivre avec moins de 773 euros par mois. Ce rapport démontre que l'écart se creuse entre pauvres et aisés en France et que les plus précaires sont les premières victimes de la crise.
Publié le 30/08/2011
Le seuil de pauvreté monétaire représente 60% du niveau de vie médian, qui était de 19.080 euros annuels en 2009 (1.590 euros par mois), soit 0,4% de plus qu'en 2008 (en euros constants, c'est-à-dire sans tenir compte de l'inflation). Le "niveau de vie" se calcule en divisant les revenus du ménage par le nombre de personnes qui le composent mais en tenant compte des économies d'échelle (un seul réfrigérateur...) et du fait que les enfants consomment moins que les adultes.
Le chômage frappe les plus modestes
Cette étude confirme aussi que les inégalités qui se creusent entre les Français les plus modestes et les plus aisés, même si le contexte de crise économique se répercute sur l'ensemble des ménages. Ainsi, le niveau de vie des 10% des personnes les plus modestes (premier décile) est inférieur à 10.410 euros annuels, en baisse de 1,1% par rapport à 2008. Pire, alors que l'évolution moyenne annuelle relevée entre 2005 et 2008 pour chacun des quatre premiers déciles était d'environ + 2%, la tendance s'inverse entre 2008 et 2009. En euros constants, les quatre premiers déciles diminuent, souligne l'étude.
A l'autre bout de l'échelle, le niveau de vie des 10% des plus aisés est supérieur à 35.840 euros annuels, soit 0,7% de plus qu'en 2008. L'Insee note néanmoins un ralentissement dans cette progression.
Sans grande surprise, les chômeurs, plus nombreux du fait de la crise, ont grossi dans les rangs des plus modestes. Ils représentent 9,8% des personnes appartenant aux deux premiers déciles contre 8,5% en 2008. Leur taux de pauvreté a cependant baissé car "plus âgés et plus qualifiés que les chômeurs de 2008, le montant de leur allocation chômage est plus élevé", explique l'Insee.
Parmi ceux qui occupent un emploi, les non-salariés ont particulièrement pâti de la crise avec un niveau de vie médian qui recule de 0,8% (à 22.400 euros) quand celui des salariés augmente de 1,4% (21.150 euros). L'Institut estime cependant que les prestations sociales (RSA) ou les mesures ponctuelles comme la prime de Noël atténuent quelque peu la baisse des niveaux de vie des plus modestes.
Des chiffres "en dessous de la réalité"
Le taux de 13,5% de pauvres en France métropolitaine en 2009 dévoilé mardi par l'Insee est bien "en dessous" de la réalité de 2011, la situation s'étant depuis "considérablement aggravée", a estimé le président du Secours populaire français, Julien Lauprêtre. "J'insiste sur le fait que ce sont des chiffres qui remontent à 2009, mais depuis, la situation s'est considérablement aggravée", a-t-il déclaré sur France Inter. Selon lui, "des pauvres deviennent de plus en plus pauvres mais il y a aussi des personnes qui ne s'attendaient pas à ce qui leur arrive: cadres, petits commerçants, petits artisans". "Ce phénomène, j'insiste beaucoup là-dessus, grandit", a assuré M. Lauprêtre. Il y a aussi "de plus en plus de travailleurs pauvres", et la "misère" progresse dans les rangs des "jeunes", qui n'ont jamais été aussi nombreux à se tourner vers le Secours populaire, a-t-il ajouté.
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