Manifestation des sapeurs-pompiers à Paris, le 25 septembre 2006 © TF1/LCIPrès de 400 pompiers ont envahi, lundi vers 18h, le boulevard périphérique parisien à hauteur de la porte de Vincennes, bloquant la circulation dans les deux sens. Celle-ci a ensuite été rétablie peu avant 21h.
Cette action coup de poing est intervenue à l'issue d'une manifestation qui a rassemblé à Paris plusieurs milliers de pompiers professionnels en grève. Dans l'après-midi, les manifestants, 3.000 selon la police, au moins 7.000 selon les organisateurs, avaient défilé bruyamment entre la place d'Italie et la place de la Nation. Venus de différents départements, casqués et en tenue, ils réclamaient "plus de considération" de la part de leur administration.
"On risque notre vie"
Pour illustrer l'idée que "tous les jours, des pompiers prennent des risques", certains sont montés sur des toits, des abribus, des colonnes Morice... "Sarkozy, ça suffit, nous on risque notre vie", ont-ils scandé, s'arrêtant pour faire un sit-in ou faisant jaillir l'eau des bouches d'incendie, entre place d'Italie et Nation.
La CGT demande en particulier que "les pompiers victimes d'accidents ou de maladies professionnelles bénéficient d'un dispositif pour aménager leurs conditions de travail ou anticiper leur départ à partir de 50 ans".
Négociations ouvertes
Les autres syndicats - SNSPP/CFTC, FO, CFDT Avenir secours - ont finalement décidé de ne pas participer aux manifestations qu'ils avaient eux-mêmes envisagées lundi et mardi. Ce revirement est intervenu après l'obtention de l'ouverture de négociations avec le ministre délégué aux Collectivités locales, Brice Hortefeux. Ces pourparlers, consacrés à l'amélioration des carrières, doivent commencer jeudi à Paris.
Les 35.000 sapeurs-pompiers professionnels civils constituent 14% de l'effectif total des pompiers français.
D'après agence
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