Un panneau arrivées à l'aéroport de Roissy © LCI300 chauffeurs de taxis parisiens, sur les 700 en grève jeudi, selon la police, ont manifesté à pied dans l'aéroport de Roissy pour protester contre une "détérioration" de leurs conditions de travail. Criant "taxis en colère" et faisant hurler une sirène, les chauffeurs qui étaient escortés par des gendarmes ont défilé dans l'après-midi entre les aérogares du terminal 2, derrière les banderoles "ADP (Aéroports de Paris) chasse les taxis de Roissy" et "base arrière = Guantanamo".
Jeudi matin jusqu'à 700 taxis en grève (selon la police) s'étaient rassemblés au niveau de la base arrière où sont regroupés les taxis en attente pour dénoncer l'éloignement de cette zone par rapport aux terminaux où sont chargés les clients, son aménagement et la concurrence de taxis clandestins qui opèrent directement sur les terminaux. Ces taxis, qui s'étaient mis en grève à l'appel de la CFDT, de SUD et du Syndicat des conducteurs de taxis parisiens (SDCTP), ont suspendu leur mouvement à l'issue de leur défilé.
ADP propose de discuter des aménagements techniques
Une délégation de grévistes a rencontré à la mi-journée des représentants d'Aéroports de Paris. ADP a proposé de discuter de certains des aménagements techniques demandés par les grévistes (agrandissement de la base, ajout de toilettes, meilleur régulation des taxis) à l'occasion d'une réunion prévue le 2 octobre.
D'après Victor Krouri, responsable du pôle transports terrestres d'ADP, la décision de rapatrier ces derniers mois les zones d'attente des taxis des terminaux 2A, 2B, 2C et 2D vers la base arrière répond à la nécessité de libérer de l'espace, en concertation avec les taxis, pour accueillir cars, navettes des hotels et loueurs de voitures. Selon ADP, 30% des passagers de Roissy arrivent ou quittent l'aéroport en taxi.
D'après agence
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