Chirac veut rénover le dialogue social

le 10 octobre 2006 à 06h40 , mis à jour le 10 octobre 2006 à 21h56

Le chef de l'Etat a plaidé devant le Conseil économique et social pour un "temps de négociation" obligatoire avant tout projet de réforme portant sur le travail.

TF1/LCI : Jacques Chirac s'exprimant devant le Conseil économique et socialJacques Chirac s'exprimant devant le Conseil économique et social © TF1/LCI

Renforcer le dialogue social par "une révolution des esprits", en sortant les relations du travail de la "conflictualité" qui prévaut en France aujourd'hui : c'est le coeur de la réforme qu'a proposée Jacques Chirac ce mardi devant le Conseil économique et social. Elle consiste notamment en la mise en place d'un "temps réservé à la négociation" entre partenaires sociaux avant toute réforme portant sur le travail et l'emploi. "Nous fixons une règle nouvelle: il ne sera plus possible de modifier le code du travail sans que les partenaires sociaux aient été mis en mesure de négocier sur le contenu de la réforme engagée", a déclaré le chef de l'Etat. "Et aucun projet de loi ne sera présenté au Parlement sans que les partenaires sociaux soient consultés sur son contenu".

Jacques Chirac a proposé par ailleurs d'instaurer un rendez-vous annuel entre l'Etat et les partenaires sociaux pour leur permettre d'"échanger sur leurs diagnostics, leurs objectifs et leurs calendriers respectifs". Il a souligné qu'il revient "d'abord au gouvernement de définir ses objectifs politiques dans le domaine social", et il a souhaité à cet effet que "le Premier ministre fasse, devant votre Assemblée, un discours sur l'état social de la Nation".

"Poursuivre la modernisation du code du travail"

Outre cette "révolution" que prône le chef de l'Etat, il compte "poursuivre la modernisation du code du travail et mettre en place une véritable sécurité sociale professionnelle" qui "devra accompagner chaque Française et chaque Français tout au long de sa vie professionelle". Cette sécurité sociale se traduira notamment par "les droits individuels à la formation", "un service personnalisé de retour à l'emploi en cas de chômage", et elle devra également "permettre les changements de statut", et "verser des allocations chômage".  

Au passage, le chef de l'Etat a une nouvelle fois défendu avec force le pacte social français, affirmant que celui-ci est "bien vivant" et critiquant les "idéologues et pessimistes professionnels". Dans ce qui peut apparaître comme une pique contre Nicolas Sarkozy qui avait stigmatisé le modèle social français et son chômage de masse, le chef de l'Etat a souligné que l'on peut "être fiers" de ce pacte social qui "est un élément de notre identité" et "une force pour la Nation". Il a rappelé enfin son objectif de "passer, dans le courant de l'année prochaine, sous la barre des 8% de chômeurs".

D'après agence

Ayrault : Chirac "découvre le dialogue social à la fin de son mandat"

"Il s'est fait élire sur la fracture sociale et il fait exactement le contraire une fois élu président et aujourd'hui, à la fin de son deuxième mandat, voilà qu'il découvre le dialogue social. De qui se moque-t-on ? Il fallait le pratiquer tout simplement", a réagi mardi le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

le 10 octobre 2006 à 06:40
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36 Commentaires

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  • Doucet, le 12/10/2006 à 12h35

    C est tout a fait vrais ce que vous dite de toute facon le dialogue ne sert a rien dans se pays je suis fonctionnaire en temps qu agent d entretien j ais des enfants a charge ma femme ne travaille pas et je m en sort plus financierement on me diminue tout d ici peut je serais ouvrier sdf si sa continue et pas le seul on ne fait rien pour l ouvrier dans ce pays cordialement

  • Vastre, le 12/10/2006 à 02h07

    Pour une fois, je serai sérieux ! Tous les citoyens disposant de LCI sur leur téléviseur ont pu voir le Président de la République prononcer son discours devant une plaque ondulée de ciment amianté. Il me semble urgent de doter le Conseil Economique et Social d'une subvention exceptionnelle qui lui permette de remplacer ce décor "dangereux" par une draperie de bonne facture. Merci de transmettre ma requête au président du CES, Jacques Dermagne.

  • Pierre, le 11/10/2006 à 12h49

    Le dialogue social rénové par chirac c'est : suppression du droit de grève et de négociation, supprseeion du droit de vote, incarcération de toute personne qui n'est pas d'accord avec lui, flicage intensif (même avec des drones de l'armée) de tout citoyen, encouragenment à la délation etc. etc. En fait lui et ses ministres (Sarko en particulier) auraient été parfaitement à leurs places à l'époque de Robin des bois..

  • BEPHONSE, le 11/10/2006 à 11h45

    Il se trouve que c'est à la fin d'une seconde législature que le Président revient d'une longue léthargie pour nous service sa fracture sociale. Les français d'en bas ne demandent qu'à vivre maintenant.

  • Guillaume, le 11/10/2006 à 10h30

    A t-il prévu de dépolitiser tous ces syndicats gauchisant? Faute de quoi, les discussions tourneront court.

  • Vastre, le 11/10/2006 à 05h24

    Le Président ne veut pas nous laisser avec, comme seul souvenir de lui, la taxe Chirac sur les billets d'avion. Il tente désepérément de produire quelquechose d'utile, mais c'est trop tard !

  • Toto, le 10/10/2006 à 21h41

    On aura tout entendu... y en a que le mensonge et le baratin ne gêne pas... il crée L'ANPE en 1967 (300000 chômeurs) 40 ans plus tard (3000000 de chômeurs) la preuve de l'incompétence totale payée 20000 euros par mois ... voila comment la france se casse la gueule !

  • Antoine, le 10/10/2006 à 20h40

    Débarasse vite le plancher avec tes deux pantins, MAM et Villepin, et laisse la place à un homme d'action : Sarko !

  • GUY, le 10/10/2006 à 19h03

    Dany Poissy "On la connait la méthode Chirac : "Ce n'est pas la rue qui gouverne !" Je pense que lorsque l'on vote aux législatives, des Députés sont élus pour faire un certain travail et un gouvernement existe pour gouverner. En France c'est la rue qui gouverne, je ne pense pas que cela permette d'avancer mieux que dans d'autres pays où les gens ne défilent pas à tout bout de champ pour un oui, pou un nom.

  • BILLAUD, le 10/10/2006 à 18h25

    Bien gentil notre Président ... mais il aurait fallu mettre en pratique ces bonnes intentions dès le début de ses mandats et non pas en discuter 6 mois avant le terme du 2ème mandat ! Les propositions de notre brave Président ne vont vraisemblablement pas plaire au MEDEF ! ni à certains candidats potentiels à l'élection présidentielle de 2007.

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