© DR145 médicaments à prescription obligatoire risquent de ne plus être remboursés par la Sécurité sociale. C'est ce qu'annoncent vendredi Les Echos. La Haute autorité de santé devrait annoncer sa recommandation jeudi prochain, écrit le quotidien. "L'ensemble des médicaments concernés" a été réévalué et leur service médical rendu (SMR) a été jugé insuffisant.
Parmi les médicaments concernés : le Tanakan, un vasodilatateur, le 55e médicament le plus prescrit en 2005. Il a "coûté" 55 millions d'euros à la Sécu. Font également parti de la liste : le Mediator, un hypolipémiant (médicament qui abaisse le taux des lipides contenus dans le sang) ; l'antitussif Pneumorel et les vasodilatateurs Sermion, Cervoxan et Iskedyl.
Selon Les Echos, "le principal enjeu réside dans l'avenir des vasodilatateurs (maladies cardio-vasculaires), qui sont prescrits pour plusieurs motifs : les troubles de la mémoire (personnes âgées), l'artérite des membres inférieurs (claudication), les vertiges suite à un accident vasculaire cérébral".
Economies
Ces déremboursements permettraient de faire une économie totale de "575 millions d'euros (345 millions de dépenses pour l'assurance-maladie et le reste pour les complémentaires". Mais ils risquent également d'être impopulaires auprès des nombreux malades qui utilisent ces médicaments. Reste donc à savoir si Xavier Bertrand, le ministre de la Santé, suivra l'avis de la HAS.
Les autorités sanitaires ont déjà lancé deux vagues de déremboursements, concernant respectivement 82 médicaments en 2003 puis 156 autres au 1er mars 2006.
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