Manifestation à Paris contre la privatisation de Gaz de France, le 3 octobre 2006 © TF1/LCIIl y a eu de l'eau dans le gaz. Les quelque 15.000 manifestants (selon les syndicats) venus défiler à Paris contre la privatisation de GDF se sont dispersés mardi peu après 15h, la tension étant retombée après quelques incidents avec les gendarmes mobiles.
De légers affrontements ont eu lieu lorsque le cortège, qui comptait marcher jusqu'à la Place des Invalides, à côté de l'Assemblée nationale, a été stoppé par un barrage de gendarmes mobiles à l'intersection des boulevards Raspail et Saint-Germain. Les manifestants ont alors tenté d'enlever les barrières pour continuer à avancer et les gendarmes mobiles ont riposté par quelques coups de matraques. D'autres manifestants ont lancé des canettes en direction des forces de l'ordre. Peu après 15h, les participants sont remontés dans leurs autocars garés boulevard Raspail, tandis que les forces de l'ordre ont retiré les barrières.
Les syndicats ont assuré qu'il avait été prévu que leur manifestation aille jusqu'à la place des Invalides, alors que la préfecture de police de Paris a indiqué que le terme du défilé était fixé à l'intersection des boulevards Raspail et Saint-Germain.
"Nous ne sommes pas un groupe de godillots"
Le 12 septembre, quelques 7000 manifestants, selon la CGT (2300 selon la police), avaient défilé à Paris contre la privatisation de Gaz de France, préalable à sa fusion avec le groupe privé Suez. Cette manifestation était toutefois régionale, tandis qu'elle est nationale cette fois-ci. Les taux de grévistes chez EDF et GDF sont "sensiblement les mêmes que la dernière fois", a ajouté mardi la CGT. Selon les directions de GDF et d'EDF, ils étaient un peu inférieurs en milieu de journée à la mobilisation du 12 septembre : 17,4% à Gaz de France (contre 20,5% le 12 septembre) et 14,4% à d'EDF (contre 16,5%).
Cette manifestation a eu lieu alors que les députés votent solennellement mardi après-midi la loi autorisant la privatisation de Gaz de France. Patrick Ollier, député UMP et président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée, a estimé mardi matin (sur France 2) qu'"autour de 20-25 députés" UMP (sur 365) pourraient voter contre le projet de loi. Il a toutefois minimisé la portée de tels votes : "Si quelques-uns votent contre le projet, c'est légitime, nous ne sommes pas un groupe de godillots".
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




