Laurence Parisot, présidente du Medef © J.P MullerLa présidente du Medef, Laurence Parisot, a relancé vendredi sa proposition d'inclure dans le débat sur le contrat de travail "une modalité de séparation à l'amiable" entre l'employeur et le salarié. Laurence Parisot veut éviter de "passer par la logique de faute". Dans un tel cas, "on peut très bien imaginer une logique d'indemnité forfaitaire qui soit peut-être plus favorable (pour le salarié, ndlr) que dans d'autres circonstances", a-t-elle ajouté sur France 2. "Pourquoi rester dans une logique qui est très culpabilisatrice", où "il faut forcément que ce soit la faute de quelqu'un", a-t-elle regretté en concluant : "Pacifions tout cela".
Le 21 septembre, la présidente du Medef a proposé aux syndicats et aux autres organisations patronales "un échange de vues" sur "la remise à plat de l'assurance-chômage", "le contrat de travail" et "la sécurisation des parcours professionnels". La première séance de discussion pourrait avoir lieu à la fin du mois d'octobre.
Pas marié et pas sur un pied d'égalité
"Aujourd'hui, il est très difficile, voire très douloureux, de se séparer, pour l'employeur et pour le salarié", avait-elle expliqué dans la Croix. "Ne devrait-on pas inventer un mode de séparation par consentement mutuel comme pour le divorce depuis 1975, avec des indemnités intéressantes pour le salarié mais plus prévisibles pour l'employeur ?", avait poursuivi la présidente du Medef.
Le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly lui avait aussitôt répondu dans l'hebdomadaire officiel de la confédération syndicale en soulignant que "pour divorcer, encore faut-il être marié, or le salarié n'est pas marié avec l'employeur". "Dans le Code civil, les parties sont à égalité de droits. Ce qui n'est pas le cas dans le travail, où existe entre l'employeur et le salarié ce que l'on appelle un rapport de subordination", soulignait-il.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




