Panneau de mise en garde installé lors d'une opération de désamiantage © TF1/LCIL'information judiciaire pour "homicides involontaires" a été ouverte en juillet à Paris, mais on ne l'a appris que vendredi de source judiciaire. Elle concerne le décès de quatre salariés de l'usine Eternit de Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine), spécialisée dans la transformation de l'amiante. Les veuves des quatre ouvriers qui ont succombé à des mésothéliomes, une maladie déclenchée par une inhalation d'amiante, ont déposé plainte en février 2006, selon leur avocat Me Michel Ledoux.
Le parquet de Rennes a transmis le dossier à Paris dans le cadre de la politique de centralisation des affaires pénales liées à l'amiante aux pôles de santé publique de Paris et de Marseille. L'enquête judiciaire a été confiée à la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy qui instruit de nombreux dossiers d'amiante.
Les dossiers Eternit
Au total, quatre usines de l'entreprise Eternit qui fabriquait notamment de l'amiante-ciment ou des plaques ondulées, font déjà l'objet d'une instruction judiciaire. Celle de Vitry-en-Charolais (Saône-et-Loire), pour laquelle une plainte a été enregistrée au tribunal de Roanne devrait également donner lieu de manière "imminente" à l'ouverture d'une information judiciaire, selon une source judiciaire. Pour ce qui est du site historique de l'entreprise à Valenciennes-Thiant, une information judiciaire a été confiée le 12 octobre 2005 à Mme Bertella-Geffroy. Avant que ce dossier n'arrive à Paris, trois directeurs d'usine ont été mis en examen ainsi qu'Eternit, en tant que personne morale.
Concernant l'usine de Caronte-Martigues (Bouches-du-Rhône), une information judiciaire a été ouverte en septembre par le parquet de Paris. Pour le site d'Albi (Tarn), le même ministère public a ouvert une information judiciaire en décembre 2005. La plainte avait été déposée en septembre par les familles de quatre victimes décédées de mésothéliome.
D'après agence
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