
Un projet industriel du câblo-opérateur Noos conduisant à la suppression de 792 postes a été validé "à l'unanimité des élus" du Comité d'entreprise (CFTC, CFDT et CFE-CGC, ndlr), après "vingt heures de négociations" avec la direction. La direction de Noos avait annoncé le 6 septembre un projet industriel conduisant à la suppression de 832 postes sur les 1.341 personnes employées par la société. Elle a confirmé jeudi que 40 postes avaient finalement été "sauvés", confirmant implicitement le chiffre final de 792 suppressions.
La direction a indiqué qu'après "plusieurs semaines de dialogue (...), les négociations viennent de se conclure avec l'avis rendu par le Comité d'entreprise sur le projet de réorganisation de la société". Cette "nouvelle organisation vise à donner à l'activité de la société les moyens de lutter sur le marché très concurrentiel de la télévision payante, l'internet et du téléphone", ajoute-t-elle, précisant qu'une "attention toute particulière est portée à l'amélioration de la qualité de service aux clients".
Pas de motif économique
Le Comité d'entreprise de Noos avait été convoqué mercredi matin. Sa réunion, qui a duré toute la nuit et s'est terminée jeudi vers 5h a été émaillée de suspensions, notamment pour négocier des améliorations des mesures d'accompagnement du plan, selon FO et la CGT. "Des mesures ont été octroyées par la direction en ce qui concerne le budget formation et les bas salaires", a précisé M. Bertout de FO. La CGT, présente lors de la réunion, mais qui n'a pas d'élu au CE, a dénoncé dans une déclaration solennelle "un projet de licenciements collectifs qui, en réalité, touchera un millier d'emplois et est dépourvu de tout motif économique réel et sérieux".
Noos a fusionné en 2005 avec le câblo-opérateur UPC. En juin 2006, les groupes Altice et Cinven, propriétaires d'un autre câblo-opérateur, Numéricâble, ont racheté Noos.
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