© LCILa grève nationale à La Poste, à l'appel de six syndicats sur sept, était suivie mardi à 11h00, par 14,7% des postiers, selon la direction, et entre 30% et 40% du personnel, selon les syndicats, soit sensiblement les mêmes chiffres qu'une précédente grève en octobre 2005. Selon une porte-parole du groupe, ce chiffre prend en compte "les équipes de nuit et celles du matin".
Elle a également précisé que "moins de 1% des bureaux de postes étaient fermés mardi" sur environ 13.000 bureaux de postes en France. "Les services sont assurés quasiment normalement pour l'ensemble des clients de La Poste", a-t-elle souligné. Premier syndicat de l'entreprise, la CGT a indiqué de son côté que "30 à 40% des postiers suivaient le mouvement social mardi". "Avec un postier sur trois en grève, la journée du 14 novembre est fortement suivie. Ce chiffre est comparable à la grève du 4 octobre 2005 qui bénéficiait de la dynamique de la mobilisation de l'ensemble du secteur public", a renchéri Sud-PTT, le deuxième syndicat du groupe public postal français.
Revendications spécifiques
Les syndicats exigent du gouvernement qu'il s'oppose aux "oukases" de la Commission européenne, qui a présenté en octobre un projet de libéralisation totale du courrier, comprenant l'ouverture à la concurrence du courrier ordinaire d'ici 2009. En octobre, le Pdg de La Poste, Jean-Paul Bailly, s'est dit favorable à l'entrée de nouveaux acteurs à condition que ceux-ci "prennent en charge une partie des missions de service public". Le ministre de l'Economie Thierry Breton a pour sa part affirmé mardi à l'Assemblée nationale : "la France est, et restera attachée au maintien d'un service universel postal de haute qualité à un prix abordable sur l'ensemble du territoire".
Unanimes contre le projet de directive européenne, les syndicats entendent en profiter pour avancer chacun des revendications spécifiques : la CGT, Sud, FO, CFTC et CFE-CGC vont protester contre la remise en cause par Bruxelles de la distribution du livret A, du régime spécial des retraites des postiers et de la garantie financière illimitée assurée par l'Etat. La CFDT réclame la revalorisation des suppléments de salaires accordés aux salariés de La Poste dans certaines conditions et l'ouverture de négociations locales sur les conditions de travail.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




