© DR"Aujourd'hui, 80% des assurés de plus de 16 ans, soit 40 millions de personnes, ont choisi leur médecin traitant", a indiqué Dominique Polton, directrice des études de la Cnam, mardi. Chez les personnes âgées de 71 à 80 ans, ils sont 95%, contre 75% pour les 31-40 ans et 59% pour les 16-20 ans. Selon ce premier bilan, deux ans après la mise en place de la réforme, dans 99,5% des cas, les patients ont choisi un généraliste.
Ce dispositif, qui impose de passer d'abord par son médecin traitant avant de consulter un spécialiste, sous peine d'être moins remboursé (60% contre 70%), s'est traduit par "un moindre recours aux spécialités cliniques". Les dermatologues, rhumatologues, rééducateurs fonctionnels, endocrinologues, psychiatres et ORL, ont vu leurs consultations baisser de 4% sur les neuf premiers mois de 2006, a indiqué la Cnam.
Les Parisiens et les Corses moins prévoyants
Mais "cette évolution est restée mesurée en terme financier", souligne l'Assurance maladie, puisque des revalorisations d'honoraires avaient été prévues pour compenser l'impact de la baisse des consultations. Les consultations de généralistes ont elles aussi un peu diminué (-0,2%). Les honoraires de ces derniers sont en hausse sur les neuf premiers mois 2006, avec plus 1,3%.
A noter, les patients en CMU sont seulement 65% à avoir un médecin traitant, une disparité qui "se réduit", note toutefois la Cnam, avec "un écart de 20 points il y un an, et de 15 points aujourd'hui". L'adoption du dispositif révèle en outre "d'assez fortes disparités géographiques", les assurés du Nord-Pas-de-Calais ou d'Alsace ayant fait leur choix à 86%, tandis que les Parisiens ou les Corses sont seulement 68%.
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