Martine Aubry et Ségolène Royal à Lille le 19 janvier 2007 © TF1-LCIJuste avant de rencontrer à Lille Martine Aubry, qui a mis en place la réduction du temps de travail, Ségolène Royal réaffirme ses positions sur les 35 heures. La candidate socialiste déclare dans un entretien à paru ce vendredi dans La Voix du Nord : "Je ne m'interdis rien dans ce domaine. Les 35 heures constituent un progrès social important et ont créé des emplois, mais elles ont aussi créé un certain nombre de problèmes".
"Je veux que le socialisme soit le socialisme du réel: nous devons regarder les choses en face. Ce n'est pas se désavouer que de réajuster certaines réformes pour gommer leurs effets négatifs. C'est cela aussi la rénovation de la politique. La politique, ce n'est pas tout noir ou tout blanc", ajoute-t-elle.
Pas soutien lors de la primaire
"On en discutera avec les organisations de salariés et d'employeurs. Ce que je veux, c'est que les entreprises aient l'agilité pour conquérir des marchés extérieurs. Si on veut lutter contre les délocalisations, il faut développer les exportations vers les marchés émergents", explique la candidate socialiste.
Ségolène Royal se déclare également "heureuse" de rencontrer Martine Aubry. "Elle m'a invitée à la mairie, et je suis heureuse de la rencontrer à l'occasion du débat participatif sur le logement qui se déroule ce soir à Roubaix. Cela montre que le rassemblement est en mouvement", a-t-elle ajouté. Proche de Lionel Jospin, le maire de Lille n'avait apporté son soutien à aucun des trois candidats à la primaire socialiste, mais avait indiqué qu'à titre personnel, elle ne voterait pas pour Ségolène Royal.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...





