Jean Lassalle, lors de sa grève de la faim, au printemps 2006 © LCIL'affaire avait fait grand bruit au printemps dernier. Jean Lassalle, le député UDF de Pyrénées-Atlantiques, avait refusé de s'alimenter pendant plus d'un mois, pour sauver les emplois du japonais Toyal, implantée dans la vallée d'Aspe. Huit mois plus tard, ce combat n'aura peut être servi à rien. Le vice-président du groupe japonais, Jun Kusui, annonce que l'usine pourrait être délocalisée en Roumanie, en Allemagne ou à Lacq, une petite commune située dans les Pyrénées-Atlantiques.
Le vice-président assure que la proposition actuelle "ne respecte pas" l'accord passé entre Nicolas Sarkozy, le président de Toyal et le député Lassalle le 14 avril 2006. Ce protocole prévoyait l'agrandissement de son site d'Accous, après avoir voulu dans un premier temps acheter au groupe pétrolier Total des terrains à Lacq, situé à 65 km de là. Toyal s'engageait à renoncer "à acheter des terrains à Lacq" et à réaliser à Accous "les investissements prévus, dans la limite des terrains disponibles".
80% du surcoût, au lieu de 100%
En contrepartie, l'Etat, Total et les collectivités locales avaient accepté de couvrir l'intégralité du surcoût nécessaire pour étendre les activités à Accous, au lieu d'aller à Lacq. De plus, l'Etat s'engageait à "fournir à la société Toyal les autorisations nécessaires dans un délai de 6 mois, à compter de la remise du dossier d'investissement".
Selon le vice-président de Toyal, Jun Kusui, le gouvernement français "s'efforce d'accomplir ce sur quoi nous nous étions mis d'accord dans le protocole", mais propose pour l'instant de couvrir seulement 80% du surcoût. "Cela signifie que nous devrions payer plus que ce que nous avions à l'origine prévu d'investir à Lacq. Nous ne pensons pas pouvoir accepter cette offre", a-t-il conclu.
D'après agence
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