L'arrivée de Dominique de Villepin à l'ouverture de la Conférence sur l'emploi et les revenus © TF1/LCILe Premier ministre dresse, dans un entretien aux Echos de vendredi, un large panorama des questions économiques. Au menu : retraites, chômage et impôts.
- Dominique de Villepin table sur un taux de chômage ramené à 8,2% en juin 2007 et à 6% "d'ici cinq ans", soit en 2012, en précisant : "nous n'y arriverons pas sans de nouvelles initiatives". Il reprend donc ses propositions et celles de Jacques Chirac concernant la fusion entre l'Anpe et de l'Unedic, la "flexi-sécurité à la française sur le modèle du contrat nouvelle embauche", le CNE qu'il propose "d'élargir (...) dans une large concertation avec les partenaires sociaux". Il appelle également à une réforme des allocations chômage, qui doivent être à la fois "plus justes" et "plus incitatives à la reprise d'un travail".
- Selon le Premier ministre, "il faudra travailler plus longtemps", en rejoignant "l'ensemble des grands pays européens" pour "garantir la pérennité des retraites". Il propose aussi d'améliorer la "lisibilité" du système de retraites : "Chacun doit savoir précisément combien il va toucher".
- Il veut d'ailleurs revoir les régimes spéciaux. Selon lui, il faut que cela se fasse "au cas par cas" en 2008, et "dans la concertation". "Certains métiers qui étaient pénibles autrefois ne le sont plus", justifie-t-il alors que "d'autres le sont devenus et ne sont pas assez compensés". Réclamant "plus de justice et d'égalité", il annonce qu'il constituera "dans les prochaines semaines la Commission de revalorisation des pensions prévue par la loi de 2003".
- Dominique de Villepin se dit opposé à la hausse de CSG prônée par le PS et estime que, dans le cadre de la clause de revoyure sur la réforme des retraites en 2008, "les paramètres des régimes devront être réévalués". "L'alourdissement des prélèvements sociaux et fiscaux n'est pas la réponse aux problèmes des Français", souligne-t-il en réponse à une position prise peu avant par François Hollande. Le Premier secrétaire du PS a jugé inévitable une hausse de la CSG au lendemain des élections du printemps.
- Dominique de Villepin estime aussi qu'il faut, "d'ici 2012", "diviser par deux" le nombre de taxes qui "pèsent sur les entreprises françaises", alors qu'elles sont soumises aujourd'hui à une "soixantaine de taxes". Il juge par ailleurs que "ce serait une très bonne chose" de faire passer en cinq ans de 33% à 20% le taux de l'impôt sur les sociétés, comme l'a souhaité le président Jacques Chirac dans ses voeux.
- Le Premier ministre dit aussi croire encore en la fusion GDF-Suez, un projet industriel qui "a toute sa cohérence". Ce projet "est utile pour les salariés, intéressant pour les Français, nécessaire pour notre pays", souligne-t-il.
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