Le cortège de fonctionnaires en grève, à Marseille, le 8 février 2007 © LCIEntre 89.000 et 187.000 fonctionnaires et cheminots ont manifesté jeudi dans les principales villes de France pour défendre le pouvoir d'achat et le service public. Les grévistes ont défilé dans la matinée à Marseille, Nîmes ou Saint-Etienne. A Paris, des milliers de fonctionnaires et les principaux leaders syndicalistes se sont rassemblés derrière une banderole proclamant "ensemble pour les salaires, l'emploi et le service public".
D'après Gérard Aschieri, le secrétaire général de la FSU, majoritaire dans l'éducation, "plus de 40.000 personnes" participaient à la manifestation parisienne. La CGT estime d'autre part que "40.000 cheminots" manifestaient également. Marie-George Buffet (PCF), Olivier Besancenot (LCR), Arlette Laguiller (Lutte ouvrière), candidats à la présidentielle, ont aussi défilé à Paris, et José Bové à Marseille. La préfecture de police de Paris a dénombré quant à elle 23.000 manifestants : 15.000 cheminots et 8.000 fonctionnaires.
Selon les chiffres du ministère de la Fonction publique, 20,3% des fonctionnaires étaient en grève jeudi, contre 18,4% lors de la dernière journée d'action comparable des fonctionnaires le 2 février 2006. La Poste a recensé "moins de 8% de grévistes", tandis que Sud-PTT en comptabilisait 20%. La CGT estime que la journée de mobilisation a été "un succès" et a marqué "une étape nouvelle dans l'engagement des salariés de ces secteurs" comparé à de précédentes actions.
"Mobilisation réussie"
Dans l'Education, d'après les chiffres du Snes-FSU, syndicat majoritaire dont le comptage porte sur "un échantillon représentatif de 320 établissements", 51% des enseignants de lycées étaient en grève jeudi, 54% des professeurs de collège et 63% des conseillers d'orientation-psychologues. Selon les chiffres définitifs du ministère, plus de 30% des enseignants ont débrayé. Ils étaient 30,71% de grévistes en primaire, 35,7% au collège et 32,68% en lycées généraux.
La mobilisation est "réussie", a clamé l'Unsa-Education, selon laquelle "les chiffres sont convaincants : plus de la moitié des personnels de l'éducation s'est mobilisée dans la grève. Leur action n'a rien de défensif". Pour la CGT, "la mobilisation très forte des enseignants constitue une donnée marquante" de la journée, selon le syndicat. Les syndicats enseignants évoquent dans leur ensemble un "ras-le-bol jusqu'ici rarement vu" dans la manifestation parisienne.
Six fédérations syndicales (CFDT, CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa) demandent une hausse des salaires plus importante que celle accordée pour 2006 (+1,5%). Celle-ci correspond strictement à l'inflation de l'an dernier, sans rattrapage des années précédentes. Les syndicats dénoncent également les 15.000 suppressions d'emplois inscrites dans la loi de finances 2007.
D'après agence
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