Alcatel-Lucent : 50% de grévistes contre les licenciements

le 15 février 2007 à 18h34 , mis à jour le 15 février 2007 à 22h15

Les syndicats avaient appelé à débrayer ce jeudi pendant deux heures. En Bretagne, la mobilisation s'est prolongée en grève toute la journée.

TF1/LCI : Le site Alcatel de VélizyLe site Alcatel de Vélizy © TF1/LCI

Les salariés français d'Alcatel-Lucent, sous le coup d'un plan supprimant près de 1500 emplois, sont passés massivement à l'action jeudi, en débrayant ou se mettant en grève contre ce qu'ils considèrent comme des "délocalisations" de matière grise. Environ 45% des salariés se sont mobilisés, a reconnu la direction de l'équipementier en télécommunications, alors que les syndicats revendiquent, eux, "plus de 50%" de mobilisation.

Quelque 800 salariés, surtout cadres et ingénieurs, ont débrayé le matin à Vélizy (Yvelines), 500 à Lannion (Côtes d'Armor), 400 à Villarceaux (Essonne), 400 à Orvault (Loire-Atlantique), et 300 à Illkirch (Bas-Rhin), selon les syndicats, qui évoquent un "mouvement de fond" dans la quinzaine de sites devant être touchés. En Bretagne, la mobilisation s'est prolongée en grève toute la journée. "Hier, il y a eu un coup de massue, on est aujourd'hui dans la phase de révolte", clame Jean-Pierre Clavaud, délégué central CGT à Orvault.

"Gérer ce plan de manière responsable"

En Espagne, plusieurs dizaines de salariés, victimes de ce plan global de 12.500 suppressions d'emplois dans tout le groupe, ont manifesté devant le congrès mondial de la téléphonie mobile 3GSM de Barcelone. Les salariés français doivent se rassembler vendredi devant le siège parisien d'Alcatel-Lucent, durant le comité de groupe France où sera discuté le plan de sauvegarde de l'emploi (plan social) lancé mercredi, a indiqué la CFDT, syndicat majoritaire.

Le porte-parole du groupe Alcatel-Lucent en France, Jean-Christophe Giroux, s'est engagé à ce qu'il n'y ait "que des départs volontaires", sans "licenciement contraint", notamment grâce à des préretraites, des aides aux projets et l'essaimage. Cette annonce n'a pas rassuré les salariés, qui s'inquiètent pour l'avenir de l'entreprise. La direction a fait savoir dans l'après-midi qu'elle "poursuivra le dialogue et la concertation déjà entamée avec ses partenaires sociaux et s'engage à gérer ce plan de manière responsable et dans le respect de ses salariés". 

D'après agence

le 15 février 2007 à 18:34
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