Le site Alcatel de Vélizy © TF1/LCIIl n'y aura pas de suspension du plan social. Selon les syndicats, la direction d'Alcatel-Lucent a répondu vendredi par une fin de non-recevoir à la demande faite la veille par Gérard Larcher, après l'annonce le 9 février de la suppression de 12.500 emplois dans le monde sur les 80.000 personnes que compte le groupe, dont 1468 en France soit 12% des effectifs.
"Le plan social ne s'arrête pas, nous allons poursuivre la mobilisation", a indiqué Patrick Moreau, élu CGT au comité de groupe européen, après une réunion vendredi après-midi qui a tourné court. "La réponse à la demande de gel a été négative. La direction a même affirmé que nous avions mal interprété la demande du ministre", a renchéri Alain Hurstel, secrétaire (CFDT) du comité de groupe européen.
Silence radio au ministère
Gérard Larcher avait proposé jeudi la "mise en place d'un groupe de travail sur la place des Télécoms en France" et durant cette période la "suspension du plan social" d'Alcatel-Lucent, avait indiqué une intersyndicale jeudi soir, qui l'avait rencontré. Le ministre délégué à l'Emploi devait ensuite répéter ces mêmes propositions à la direction dans la soirée. Vendredi matin, le ministère n'a pas souhaité faire de commentaire à la suite des annonces des syndicats.
De son côté, Alcatel-Lucent s'est "félicité" dans un communiqué "de l'initiative du gouvernement français de créer un groupe de travail sur l'avenir des télécoms en France". "Le groupe est prêt à participer à cette réflexion aux côtés de tous les autres acteurs économiques du secteur, que ce soient les entreprises (équipementiers et opérateurs) ou les instances nationales et européennes", indique le texte qui ne fait aucune mention d'un éventuel gel du plan social.
D'après agence
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