Jugement en septembre pour les ex-Moulinex

le 06 février 2007 à 17h57 , mis à jour le 06 février 2007 à 21h46

Le tribunal des Prud'hommes de Caen a remis mardi son jugement au 11 septembre pour 600 ex-salariés de Moulinex.

TF1 / LCI Un des sites de Moulinex en 2001Un des sites de Moulinex en 2001 © LCI

Jugement le 11 septembre. C'est à cette date que le conseil des Prud'hommes de Caen rendra son jugement dans l'affaire des 597 ex-salariés de Moulinex contestant les conditions de leur licenciement après la fermeture de quatre usines en Basse-Normandie en 2001. L'avocat des ex-salariés, dont près de 400 étaient présents au centre des congrès transformé pour l'occasion en salle d'audience, a demandé "en moyenne de deux à trois années de salaire", soit environ 50.000 euros par plaignant. "Cela peut paraître conséquent mais les pièces versées au débat attestent de l'ampleur du préjudice subi", a souligné Me Gilles Durand.

Les plaintes des ex-salariés portaient sur trois points : licenciement sans cause réelle et sérieuse, non respect des critères de licenciement et non respect des engagements pris aux termes du plan social. "Moulinex n'a rempli ni ses obligations de résultat, ni de moyen", ont résumé leurs avocats. Me Jean-Pierre Laire, défenseur de Moulinex, a estimé "troublant" que si peu d'ex-employés aient obtenu d'offres de reclassement.

Petits boulots et contrats précaires

La préfecture du Calvados a récemment estimé que, sur les 2.880 personnes ayant perdu leur emploi en 2001, il restait "19 personnes sans solution et 48 qui travaillaient temporairement ou à temps partiel". Mais pour l'APIC MX, "maison de chômeurs" qui regroupe 805 adhérents, 300 ex-salariés étaient en situation de recherche d'emploi.

Selon l'ancien responsable CGT au sein du groupe, seul un tiers des 3200 anciens employés concernés par le plan social a retrouvé un emploi en contrat à durée indéterminée et un autre tiers a bénéficié de mesures d'âge ou sociales. Les autres "vivotent avec des petits boulots ou des contrats précaires" et 200 d'entre eux sont en grande précarité, sans solutions ou en fin de droits, assure Lionel Müller.

Le dépôt de bilan avait été annoncé en septembre 2001. Un plan de reprise par SEB avait prévu de conserver 1856 salariés et les premiers licenciements étaient intervenus en décembre. Trois sites avaient connu des suppressions d'emploi dans la Calavados, Cormelles-le-Royal, près de Caen, Bayeux et Falaise.

D'après agence

le 06 février 2007 à 17:57
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