Agents de l'ANPE au cours d'une manifestation (19 mars 2007) © TF1/LCILa grève à l'ANPE, à l'appel de tous les syndicats, pour demander l'abrogation d'un décret modifiant le statut de l'Agence et défendre le service public de l'emploi était suivie jeudi à plus de 51%, selon les syndicats et à 43,4%, selon la direction. Pour cette première grève unitaire depuis 1990 (Snu, CGT, FO, CFDT, SNAP-CFTC, CGC, Sud, Unsa), le directeur général de l'ANPE Christian Charpy avait prévu dès mardi "une forte mobilisation".
"La grève connaît un succès exceptionnel", avec 12.935 agents grévistes sur environ 28.000 salariés et 269 agences fermées sur plus de 800, s'est réjoui à la mi-journée le Snu (Syndicat national unifié), premier syndicat de l'ANPE. Ce mouvement "arrive au troisième niveau des grèves les plus importantes de l'Agence depuis 17 ans", selon le syndicat.
Une date symbolique
L'appel à la grève nationale a été lancé par l'ensemble des syndicats du personnel de l'ANPE en ce jour de la publication des chiffres du chômage pour contester un décret paru mercredi au Journal Officiel, jugeant qu'il marque "une nouvelle étape du démantèlement de l'ANPE et de ses missions". Le texte fixe à l'Agence les règles pour créer des filiales commerciales en vue de facturer certains services aux entreprises. Outre les craintes d'éclatement complet du statut de l'Agence, les grévistes redoutent que la gratuité et l'égalité de traitement soient perdues, au détriment des personnes recherchant un emploi.
Ce jour de grève, à une date symbolique, est aussi "le moment qu'a choisi le personnel pour faire entendre sa voix en direction des candidats, dans ce moment crucial qu'est la campagne électorale présidentielle. Aucun(e) ne pourra ignorer l'attachement du personnel à la sauvegarde et au développement de l'ANPE en tant que service public", affirme le SNU.
D'après agence
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