Airbus, nouveau champ de bataille électoral

le 04 mars 2007 à 11h12 , mis à jour le 05 mars 2007 à 08h19

A l'approche de la journée nationale d'action des salariés d'Airbus, les candidats à la présidentielle s'efforcent d'occuper le terrain.

L'A380 lors de la cérémonie de remise du certificat de navigabilité, le 12 décembre 2006, à Toulouse.L'A380 lors de la cérémonie de remise du certificat de navigabilité, le 12 décembre 2006, à Toulouse. © LCI/TF1

La crise de l'avionneur européen est bien installée dans la campagne électorale. Après des débrayages ponctuels la semaine écoulé, les syndicats français d'Airbus appellent à une demi-journée de grève mardi et à des manifestations autour des sites du groupe, notamment à Toulouse, Nantes et Saint-Nazaire, ainsi qu'à Méaulte. Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, qui a condamné "un énorme gâchis industriel, technologique et humain", a prévu de défiler à Toulouse, comme son homologue Jean-Claude Mailly (FO). Les syndicats français, allemands, anglais et espagnols d'Airbus pourraient en outre annoncer lundi une "journée d'action européenne" pour la mi-mars à l'issue d'une réunion extraordinaire du comité d'entreprise européen à Toulouse.

A l'approche de ces manifestations annoncées, les politiques s'activent et les candidats occupent le terrain. Ce lundi, Dominique de Villepin réunira présidents de groupes et commissions parlementaires à Matignon sur ce dossier, dont les principaux candidats se sont également emparés. Et ce même jour, après Ségolène Royal qui a reçu des syndicalistes d'Airbus vendredi à l'occasion d'une tournée dans le Sud-Ouest, le candidat UDF François Bayrou sera à Toulouse pour rencontrer des syndicats du constructeur aérien, suivi quelques heures plus tard par le candidat UMP Nicolas Sarkozy.

Appel aux Etats européens

Le leader centriste, qui poursuit sa progression dans les sondages, a regretté qu'Airbus "paye l'addition de défaut de commandement", estimant que "l'on a passé beaucoup de temps en guerre les uns contre les autres avec des connotations politiques plutôt que de s'intéresser à la bonne marche de l'entreprise". Il a réaffirmé dimanche que les Etats européens devaient "soutenir" l'avionneur pour lui permettre de surmonter la crise actuelle. "Comme pour Boeing, lorsque les grandes entreprises aéronautiques sont en difficulté, elles doivent trouver les Etats en soutien, pour passer le cap difficile", a-t-il déclaré sur Europe 1.

Nicolas Sarkozy, qui le suivra de peu ce lundi à Toulouse, s'affirme pour sa part "décidé à ne pas laisser tomber". Il affirme vouloir "d'abord obtenir qu'il n'y ait pas de licenciement, et deuxièmement, c'est l'avenir, (étudier) quel est l'actionnariat pour Airbus". Car pour lui, le problème d'Airbus n'est pas "un problème franco-allemand" mais bel et bien "d'actionnariat".

La candidate socialiste, qui s'est prononcée pour une entrée des collectivités régionales françaises au capital de la maison mère EADS, à l'instar des Länder allemands, sera quant à elle lundi et mardi à Berlin, où elle évoquera notamment le dossier Airbus avec la chancelière Angela Merkel.

D'après agence

le 04 mars 2007 à 11:12
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1 Commentaires

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  • Michot, le 04/03/2007 à 12h07

    Aibus: le probleme à la base n'est pas plus ou moins d'etat:c'est un probleme de delais et de pertes de commandes: pourquoi: trop d'Etat auparavant.

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