Ségolène Royal et Angela Merkel, à Berlin, le 6 mars 2007 © TF1/LCI L'entretien entre Ségolène Royal, arrivée dès lundi soir à Berlin pour rencontrer la communauté française, et Angela Merkel était prévu de longue date. Mais il a pris une dimension particulière depuis l'annonce du plan social chez Airbus, qui prévoit plus de suppressions d'emplois côté français que côté allemand. La réunion s'est notamment déroulée au moment même où les salariés d'Airbus étaient en grève et manifestaient à Toulouse.
Evidemment, personne n'attendait un brusque changement de cap de la chancelière allemande. Sans surprise, il n'a pas eu lieu. Selon Ségolène Royal, Angela Merkel n'a ainsi pris aucun "engagement sur une recapitalisation ferme par l'Etat" de EADS, la maison-mère d'Airbus. Néanmoins, elle n'a "rien n'écarté". "Elle estime que si une intervention publique est nécessaire, cette intervention concerne la recherche", explique la candidate socialiste. "Ce qui est très clair, c'est que nous partageons le souci de maintenir les emplois, la productivité et la compétitivité des entreprises, la nécessité de défendre une filière aéronautique européenne de poids et de donner les moyens nécessaires à la recherche", a ajouté Ségolène Royal.
"Croissance et emploi" pour la BCE ?
Autre sujet abordé : la Banque centrale européenne et les propositions de Ségolène Royal de "faire en sorte que la BCE s'occupe aussi de la croissance et de l'emploi", et pas seulement du taux de change. Angela Merkel a pris "note" de l'idée, "sans s'y opposer". "Je lui ai garanti que cela ne se faisait pas contre la stabilité monétaire sur laquelle elle est très soucieuse", précise la représentante du PS.
Soucieuse de rester neutre dans la campagne électorale française, Angela Merkel n'a fait pour sa part aucune déclaration, comme lors de sa rencontre avec Nicolas Sarkozy.
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