Le site Alcatel de Vélizy © TF1/LCILa réunion du comité de groupe européen d'Alcatel-Lucent, présidée vendredi par la directrice générale Patricia Russo, se "poursuivra vendredi prochain" 23 mars, a indiqué son secrétaire, Alain Hurstel (CFDT). "Nous n'avons toujours pas obtenu d'information supplémentaire, comme demandé par les syndicats, sur le plan social et nous poursuivrons nos travaux vendredi prochain", a déclaré M. Hurstel. La précédente réunion du comité de groupe européen, le 23 février, avait tourné court devant le refus de la direction de "geler" le plan de restructuration.
Le comité européen a depuis déposé un recours en référé auprès du tribunal de grande instance de Paris pour demander des compléments d'information sur le plan social. Il sera examiné mardi prochain. Patricia Russo, qui présidait "exceptionnellement" vendredi à Paris le comité de groupe européen, et rencontrait ainsi "pour la première fois" les syndicats européens, est "restée plus de deux heures" en séance et a dû "faire front à un flot de questions des syndicalistes", a ajouté Dominique Campagna, élu CGT du comité européen, à la mi-journée. Selon elle, "aucune révélation n'a été faite" lors du comité de groupe, la direction se contentant de "lire à haute voix les documents déjà envoyés par e.mail aux organisations syndicales." Et Patricia Russo a réaffirmé vendredi le principe des réductions d'effectifs liées, selon elle, à la fusion entre les groupes français et américains, selon un communiqué publié vendredi soir.
12 500 emplois de moins
De son côté, Patrick Moreau (CGT) a reproché à la direction de "prétexter du caractère stratégique de certains documents pour ne pas les communiquer". Pour les deux délégués CGT, ce comité "est un non événement, sauf que maintenant nous savons que Patricia Russo existe, puisque nous l'avons rencontrée".
Alcatel Lucent a annoncé le 9 février la suppression de 12 500 emplois dans le monde, dont 1 468 en France soit 12% des effectifs, dans le cadre d'un plan d'économies de 1,7 milliard d'euros sur trois ans. Entre 3 000 et 5 000 salariés venus de tous les sites européens ont manifesté contre ce plan social, jeudi à Paris.
(D'après agence)
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