Comment sortir de la grève ?

le 28 mars 2007 à 09h28 , mis à jour le 28 mars 2007 à 19h34

Après le rejet mardi du protocole de sortie de crise au port de Marseille, Breton appelle à la raison, syndicats et direction cherchent des médiateurs.

TF1/LCI : Stockage d'hydrocarbures près du port de MarseilleStockage d'hydrocarbures près du port de Marseille © TF1/LCI

Alors que le protocole de sortie de crise négocié lundi n'a pas abouti à un accord et que la grève est entrée dans sa troisième semaine, la CGT, les directions du Port autonome de Marseille et de GDF ont annoncé mercredi la tenue d'une nouvelle réunion pour jeudi, sous l'égide du préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'azur, pour tenter de mettre fin au blocage des terminaux hydrocarbures du port de Marseille. "La délégation de la CGT va soumettre des propositions sérieuses visant à respecter les deux entités publiques de GDF et du PAM. J'attends de voir s'il y a une volonté de la part des autorités de sortir du conflit, ce dont je peux douter aujourd'hui", a déclaré Bernard Thuibault, secrétaire général de la  CGT.

La direction du PAM, qui appris avec "étonnement" le rejet du protocole de sortie de crise, a indiqué qu'elle était arrivée "aux limites de ses propositions". Thierry Breton en a appelé "à la responsabilité, en particulier des partenaires sociaux". "Je suis le dossier avec inquiétude", a réagi le préfet de région, Christian Frémont. C'est également au préfet que la CGT a demandé de convoquer une "réunion de tous les concernés : la fédération CGT de l'énergie, la fédération CGT des ports et docks, l'UD-CGT, la direction de GDF et la direction du PAM". En attendant, les grévistes doivent s'entretenir dans la journée avec Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, présent à Marseille pour le congrès de l'UGICT-CGT.

L'enjeu du conflit : l'emploi d'agents portuaires pour le branchement et le débranchement des méthaniers au futur terminal de GDF à Fos-sur-Mer, à partir de 2008. Invoquant des raisons de sécurité, GDF veut y employer son propre personnel. "C'est la privatisation du port qui se profile. C'est cela l'enjeu", argumente Thierry Pettavino. Les pétroliers à qui la grève de 2005 avait coûté 25 millions d'euros, font déjà les comptes : depuis le 14 mars, le conflit leur a coûté "7 millions de dollars", soit 5,2 millions d'euros, selon Jean-François Cousinié, délégué de l'Union française des industries pétrolières (UFIP) pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Quant aux raffineries alimentées depuis Marseille et qui tournent déjà à 65% de leur capacité, il estime qu'elles "ne pourront fonctionner que jusqu'à vendredi ou samedi, par manque de pétrole" (voir notre article sur les menaces de pénurie). La moitié des raffineries françaises qui tournent déjà au ralenti pourraient donc s'arrêter de fonctionner en fin de semaine.

D'après agence

Les raffineries s'arrêteront "dès vendredi"

L'Union française des industries pétrolières  (UFIP) a affirmé mercredi que des raffineries commenceront à s'arrêter "dès  vendredi" si la grève se poursuit sur les terminaux pétroliers du port autonome  de Marseille, "ce qui conduira inévitablement à la raréfaction des produits  disponibles, tels que essence, gazole et fioul domestique dans les jours qui  viennent". Selon une source proche du dossier, une pénurie ne se ferait sentir qu'une  dizaine de jours après l'arrêt des raffineries. L'UFIP a ajouté que le conflit avait "des conséquences environnementales  directes : plusieurs raffineries ne sont plus à même de stocker les produits  issus du raffinage, notamment le gaz de pétrole liquéfié qui est d'ores et déjà  brûlé à la torche, avec des conséquences néfastes sur l'environnement".

le 28 mars 2007 à 09:28
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6 Commentaires

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  • VISIOLINE, le 28/03/2007 à 14h05

    Et après ils vont se plaindre parce qu'ils vont se retrouver au chomage... A force de trop tirer sur la corde on coule l'entreprise et les emplois avec !

  • Mekil, le 28/03/2007 à 12h18

    Ils savent ce que cela coute de redemarrer une raffinerie quand elle est arretee...des centaines de milliers d'euros!! Voir a la tele 200 personnes bloquer un poumon economique majeur d'une region voire d'un pays c'est une honte...s'ils ne sont pas qualifies pour travailler sur des gaziers ou methaniers..ils ont qu'a se former au lieu de gueuler!!!

  • Philippe, le 28/03/2007 à 11h35

    ça suffit,assez de cette CGT archaique qui manipule sans cesse les gens,pour aprés les laisser tomber et pourrir dans la misére.que les employés du port se rappellent de la SNCM,manipulations,corruption,pour finir par une privatisation dramatique,accompagnée d'un plan de licenciement de grande ampleur,est ce que ces salariés sont sortis gagnants?

  • Ferrato, le 28/03/2007 à 11h31

    Combien va coûter cette grève aux contribuables

  • Michel, le 28/03/2007 à 11h29

    En envoyant la force publique pour que les marseillais puissent retravailler. Si çà continue, le PAM sera fermé de façon ...définitive.

  • GAUTIER, le 28/03/2007 à 11h25

    Bonjour, J'ai habité Marseille et Toulon.Ce n'est pas en faisant grève sur grève et en ne déchargeant pas les bateaux qu'une solution sera trouvée. Ah si, les armateurs iront en Espagne, Potugual, Italie, etc... De plus, je suis d'accord avec GDF pour que le déchargemenent se fasse par des spécialistes, formés à la sécurité des gaz. Merci

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