Les dockers poursuivent la grève

le 27 mars 2007 à 15h50 , mis à jour le 27 mars 2007 à 22h17

Les grévistes du Port autonome ont de nouveau voté en faveur du mouvement qui paralyse les terminaux pétroliers depuis le 14 mars.

TF1/LCI : Le port autonome de MarseilleLe port autonome de Marseille © TF1/LCI

On attendait un "vote décisif" et la possible fin, dès ce mardi, du mouvement qui paralyse une partie du Port autonome de Marseille, où les terminaux pétroliers sont bloqués depuis le 14 mars.  L'assemblée générale de la CGT a été repoussée deux fois. Pour, finalement, un nouveau vote en faveur de la poursuite de la grève.

La CGT a lancé cette grève pour obtenir l'emploi d'agents portuaires pour le branchement et le débranchement des méthaniers au futur terminal de GDF à Fos-sur-Mer, qui sera exploité conjointement par GDF et Total à partir de 2008. Mais GDF, pour des raisons de sécurité, insiste pour employer son propre personnel, comme elle le fait déjà à son terminal méthanier en activité à Fos depuis plus de 35 ans. Les conséquences du mouvement s'amplifient chaque jour : 51 navires (28 pétroliers, 17 chimiquiers, 6 gaziers) attendaient mardi sur rade de pouvoir accéder aux deux terminaux pétroliers publics de Fos et de Lavéra.

Des pénuries à craindre dans les stations-service dès le début avril

Le projet de protocole de sortie de crise négocié la veille entre la direction générale du PAM et les représentants du syndicat n'a donc pas suffi pour trouver une issue. Le texte proposait notamment l'élaboration d'une "charte de l'emploi portuaire qui devrait définir pour tous les investissements, et dans le cadre des nouveaux projets, les possibilités d'intervention des personnels du PAM". Le protocole ne mentionnait directement pas le terminal GDF mais pour la CGT, le conflit porte non seulement sur le futur terminal "GDF 2" mais plus largement sur "la privatisation larvée de l'emploi sur les quais publics".

Le blocage n'a pas eu pour l'instant d'impact sur l'approvisionnement des particuliers mais si le conflit se poursuit, Jean-François Cousinié, délégué de l'Union française des industries pétrolières (UFIP) pour la région Paca, prévoit "les premiers problèmes" début avril dans les stations-service. Selon lui, "la semaine dernière, certaines unités avaient déjà baissé leur activité en raison de l'impossibilité d'exporter leur production. L'absence d'approvisionnement en pétrole brut fait que les raffineries vont vivre sur leurs réserves à partir de cette semaine et vont encore réduire l'allure". La région Paca assure 31% du raffinage français. Le préfet Christian Frémont n'avait pas exclu la semaine dernière de recourir à la réquisition en cas de problèmes d'approvisionnement.

Le ministre de l'Economie, Thierry Breton, en a appelé mardi "à la responsabilité, en particulier des partenaires sociaux"  afin "que tout le monde revienne à la raison et que le travail reprenne le plus vite possible".

D'après agence

le 27 mars 2007 à 15:50
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