Négociations au port de Marseille le 30 mars 2007 © TF1-LCILa CGT, la direction du port de Marseille et Gaz de France sont parvenus vendredi à un protocole d'accord pour mettre fin au conflit qui paralyse depuis le 14 mars les terminaux pétroliers, un texte qui doit être soumis samedi à une assemblée générale des grévistes, a annoncé le préfet de région Christian Frémont.
"On a obtenu des avancées. Les agents du PAM (Port autonome de Marseille) seront présents sur le terminal méthanier de Fos Gavaou dans le respect strict des règles de sécurité", a déclaré Pascal Galéoté, secrétaire général adjoint de la CGT des agents portuaires. Les agents du PAM réclamaient l'embauche de personnel portuaire sur le futur terminal gazier que GDF doit mettre en service au printemps 2008. Mais GDF, invoquant des raisons de sécurité, insistait pour employer son propre personnel, comme elle le fait déjà sur son terminal méthanier en activité à Fos depuis plus de 35 ans.
"L'ensemble des protagonistes prêt à apposer sa signature"
Le texte est présenté aux salariés samedi depuis 11h à la Maison des syndicats de Martigues (Bouches-du-Rhône). "S'il y a acceptation de ce protocole, la reprise de l'activité se fera dans les meilleurs délais", a ajouté le responsable syndical. A deux reprises déjà, un protocole d'accord négocié avec la direction du port avait été rejeté par les grévistes mais la CGTs'est voulu optimiste : "C'est le premier protocole où l'ensemble des protagonistes est prêt à apposer sa signature et à négocier derrière". Pascal Galéoté s'est toutefois refusé dans l'immédiat à préciser la nature et le nombre des emplois portuaires qui seront créés. "Tout n'est pas défini, tout n'est pas joué, ça fera encore l'objet de négociations" avec GDF, a-t-il expliqué. Selon la CGT de GDF, également présente à la table de négociations, cela représenterait l'équivalent de cinq emplois à temps plein.
Les discussions avaient repris vendredi après-midi à la préfecture des Bouches-du-Rhône à Marseille, après l'impasse constatée la veille par les protagonistes, à l'issue d'une pleine journée d'âpres négociations. Jeudi, la direction de GDF et du PAM avaient proposé d'employer des agents du port pour assurer la sécurité autour des navires et du terminal gazier, ce que la CGT avait refusé. 64 navires, dont 39 pétroliers, étaient bloqués sur rade vendredi, 17e jour du conflit.
D'après agence
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