
Pas de marée humaine contre l'extrême-droite cette année. Pas d'unité syndicale non plus malgré un mot d'ordre fédérateur : pouvoir d'achat, salaires et retraites. Car, c'est en ordre dipersé que les organisations syndicales abordent les élections. Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a appelé cette semaine à "un grand 1er mai" pour que les manifestations marquent le débat présidentiel. Le premier syndicat de France a alerté les salariés à plusieurs reprises sur la "vision ultralibérale" d'un candidat.
Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, voit quant à lui dans les initiatives cégétistes une "démarche partisane" et n'a pas lancé d'appel national à manifester, tout comme FO et la CFTC. Ce qui n'empêchera pas ces syndicats, localement, de s'associer parfois aux défilés unitaires ou d'organiser leurs propres rassemblements.
Son homologue de FO, Jean-Claude Mailly, a pour sa part renvoyé dos à dos MM. Thibault et Chérèque, à qui il reproche, pour le numéro un de la CGT, "une consigne de vote" implicite en faveur de Ségolène Royal, et au leader CFDT, de "pencher pour Nicolas Sarkozy".
François Chérèque est l'invité du Journal de l'Economie sur LCI lundi soir. |
Retour MYTF1

Chargement en cours...




