200 intermittents occupent un toit à Paris

Par D.H. (avec agence), le 24 avril 2007 à 22h59 , mis à jour le 24 avril 2007 à 23h03

Ils se sont installés sur l'Unedic du XIIe arrondissement avec duvets et provisions. Pour eux les deux candidats ne s'occupent pas de leur sort.

TF1/LCI Manifestation d'intermittents en avril 2006Manifestation d'intermittents en avril 2006

Environ 200 chômeurs et intermittents du spectacle se sont installés, mardi soir, sur le toit du siège de l'Unedic (régime d'assurance chômage), dans le XIIe arrondissement de Paris. Les manifestants ont déployé une banderole proclamant "Tiens, t'es radié !" et une autre de la "Coordination des intermittents et précaires d'Ile de France", à l'origine de cette action avec l'association de chômeurs AC ! Paris (Agir ensemble contre le chômage !).

Des forces de l'ordre entouraient le bâtiment dans la soirée, pendant qu'une cinquantaine d'autres manifestants se trouvaient au pied de l'immeuble. "Nous sommes préparés à rester un bon bout de temps, on a des duvets, des provisions", a assuré l'un des occupants du toit intermittent du spectacle. L'Unedic n'était pas en mesure, mardi soir, de fournir des précisions sur cette occupation.

"Faire entendre notre voix entre les deux tours"

Les occupants réclament notamment la non-application du nouveau protocole régissant l'indemnisation chômage des quelque 100.000 intermittents du spectacle. "C'est là (au siège l'Unedic) que se décide notre sort, nous avons envie de faire entendre notre voix entre les deux tours de l'élection présidentielle car les sujets qui nous concernent n'ont pas été abordés par les candidats", a expliqué Isabelle, membre de la Coordination.

Rédigé le 18 avril 2006 au terme de multiples séances de négociations, cet accord avait été validé le 21 décembre par les représentants des employeurs et les syndicats CFDT, CFTC et CGC. La CGT et FO ne l'ont pas signé. Il reprend, en l'amendant, la réforme controversée de 2003 qui avait durci les règles d'indemnisation, et devait résorber le déficit du système qui se montait à 889 millions d'euros en 2005. Les associations de chômeurs réclament en outre que "soit publiquement établie l'ampleur réelle du chômage et de l'emploi précaire" afin qu'une "refonte" du régime d'assurance chômage fasse "l'objet d'un réel débat public et contradictoire", a expliqué AC! dans un communiqué.

Par D.H. (avec agence) le 24 avril 2007 à 22:59
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