© AFP/ Didier Pallages"La mobilisation est satisfaisante : notre objectif de toucher surtout les grands centres est atteint", a déclaré dimanche matin le Dr Jean Marty, secrétaire général adjoint du Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France (Syngof) à l'origine de l'appel. La grève des gynécologues-obstétriciens libéraux entamée samedi à 20 heures dans 200 maternités privées ne provoque toutefois pas de grosses perturbations en raison des "réquisitions" de médecins.
Selon Jean Marty, de nombreux médecins ont été réquisitionnés par les préfets (même grévistes ils sont dans ce cas obligés de travailler), ce qui n'a pas provoqué de report massifs des accouchements prévus dans les cliniques privées vers l'hôpital public. "Notre objectif n'est pas de nous mettre la population à dos", a-t-il commenté. "Les villes de Lyon, Marseille, Nantes, Toulouse, Clermont-Ferrand, Reims sont dans le mouvement", a-t-il précisé, tandis que Nice n'était pas impliquée et l'Ile-de-France "pas de façon spectaculaire".
Primes trop élevées
Le mouvement, qui a reçu vendredi le "soutien" de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP, directeurs des cliniques) a débuté samedi à 20 heures et doit durer jusqu'au lundi 20 heures.Selon le Syngof, le secteur privé réalise environ 30% des 800.000 accouchements annuels.
Les gynécologues obstétriciens protestent contre l"'insécurité juridique et financière" dans laquelle ils disent exercer, et reprochent au gouvernement de ne pas avoir "réglé" le problème de leur assurance en responsabilité civile professionnelle. Les primes de ces assurances sont particulièrement élevées en raison des fortes indemnisations demandées en cas de handicap néonatal par exemple. Le Syngof s'inquiète aussi du renouvellement de la profession, les étudiants en médecine étant dissuadés de s'engager vers cette spécialité en raison du coût de ces primes.
(D'après agence)
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