Ordures accumulées dans le XVIIIe arrondissement de Paris du fait de la grève des éboueurs de la Sita Ile-de-France (4 avril 2007) © TF1/LCILes négociations avec la direction, entamées mardi à 19 heures, ont duré jusqu'à 3 heures du matin, sans résultat. Les éboueurs de la Sita Ile-de-France, filiale du groupe Suez, en grève depuis lundi pour des augmentations de salaires, ont décidé de poursuivre le mouvement. Il en est à son troisième jour ce mercredi et les ordures commencent à s'entasser dans les zones touchées. Certaines communes franciliennes, comme Neuilly-sur-Seine, ont déjà décidé de faire appel à des sociétés concurrentes pour la collecte des déchets.
Selon l'intersyndicale FO, CGT, CFDT, CFTC, CNT, FNCR et CGC, la grève est suivie par 90% du personnel ; elle concerne plus de 180 communes franciliennes sur 200, et trois arrondissements de Paris (10e, 18e et 19e). La direction parlait mardi de 80% du personnel ouvrier dans l'action. La Sita emploie environ 2000 personnes, dont 1700 ouvriers : chauffeurs, éboueurs, trieurs de déchets, notamment.
Les salariés veulent leur part des profits
Les syndicats réclament des augmentations de salaires de 3% rétroactivement au 1er janvier, et 1% en juillet. "Désormais, la direction propose 2% en janvier, et 1% en juillet", a précisé un représentant syndical, alors qu'auparavant elle proposait, à l'issue de plusieurs semaines de négociations, une augmentation de 2% au 1er janvier et une prime de 250 euros brut.
"Quand une société engrange 12 millions de bénéfices, ce qui est le cas cette année, elle peut bien verser 3,5% d'augmentation sur l'année, ce qui représente 1,8 millions d'euros", estime-t-on du côté de l'intersyndicale. Où l'on se dit déjà prêt à des actions plus dures : "Nous voulions aller défiler ce matin sur le périphérique, mais on nous a retiré toutes les clés des camions".
| "Depuis lundi nous avons recours à des sociétés de substitution" |
| A la Garenne-Colombes, depuis lundi la situation est bloquée. Hier, les sociétés de substitution ont privilégié le ramassage des ordures de la clinique, des écoles et des bâtiments municipaux. En revanche, ce matin, 'au bout de 20 minutes, les conducteurs des camions des sociétés concurrents ont été bloqué par les grévistes' explique Julien Blavette, le chef de cabinet du maire. |
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




