Médecin prenant la tension d'un patient © TF1/LCILa grève des médecins des hôpitaux publics a été suivie par 90 à 95% des praticiens hospitaliers, ont estimé vendredi les syndicats. Cette grève de 24 heures, qui a débuté jeudi soir entre 18h30 et 20h (au moment de la prise de garde) n'a pas eu de répercussion sur les soins, selon les organisateurs, les médecins grévistes pouvant être assignés par leur direction. Dans ce cas, ils sont obligés de travailler, en portant un brassard signalant qu'ils sont grévistes.
Le mouvement, lancé également par le Smarnu (anesthésistes), est soutenu par deux intersyndicats de praticiens hospitaliers, la CPH (Confédération des praticiens des hôpitaux) et l'INPH (Intersyndicat national des praticiens hospitaliers), qui disent représenter 80% des quelque 32.000 médecins (équivalent temps plein) exerçant à l'hôpital, et la CGT santé.
"Discrimination" entre médecins
Les syndicats protestent contre un arrêté publié le 29 mars au journal officiel qui accorde, dans un premier temps, "aux praticiens hospitaliers de chirurgie" une "part complémentaire variable de rémunération", établie "à la fois sur des objectifs de qualité et des objectifs d'activité", comme le nombre d'interventions opératoires et de consultations. Cette part pourra constituer jusqu'à 15% du salaire annuel des praticiens.
"Nous voulons le retrait de ce texte", qui est "un mauvais coup porté contre l'unicité du statut" de praticien hospitalier, a protesté Rachel Bocher, présidente de l'INPH. Les syndicats y voient en effet une "discrimination" entre médecins, qui en outre "ne résoudra pas le problème du manque d'attractivité de la chirurgie publique", selon eux. L'AMUF, le Smarnu et le SNPHAR demandent aussi la revalorisation des gardes de nuit de 200 euros, pour les porter à 450 euros.
D'après agence
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