Grève des éboueurs : les ordures accumulées dans les rues de Marseille © DRDifficile d'assurer la continuité du service public de ramassage des ordures lorsque les entreprises chargées de réaliser la prestation sont en grève. Le mouvement, entamé lundi, en est ce jeudi à son quatrième jour, après l'échec de nouvelles négociations. Trois arrondissements parisiens (10e, 18e et 19e) et 180 communes franciliennes sur 200 sont touchés. Pour Helder De Oliveira, adjoint au maire de Paris chargé de l'environnement, "la situation est exceptionnelle".
"Bloqué au bout de 20 minutes"
A la Garenne-Colombes, entre lundi matin et mercredi soir la situation a empiré. Les employés de Sita, l'entreprise qui assure en quasi-monopole la récolte des ordures, ont cessé le travail depuis le début de la semaine. La mairie a alors fait appel à la société de substitution Richebourg. Celle-ci a privilégié le ramassage des déchets des cliniques, des écoles et des bâtiments municipaux. En revanche, mercredi matin, "au bout de 20 minutes, les conducteurs des camions des sociétés concurrentes ont été bloqués par les grévistes, les ordures n'ont pas pu être récoltés", explique Julien Blavette, le chef de cabinet du maire, à LCI.fr.
Même situation à Neuilly où la crise est "délicate et difficile à gérer" d'après Bernard Pralong, le directeur des services techniques de la mairie. "On a obtenu un accord avec Sita pour traiter les points les plus sensibles : les hôpitaux, les cliniques, et les sacs sur la voirie. Mais impossible de vider les bennes. Nos propres équipes disposent de très peu de moyens. C'est Sita qui gère tout. L'entreprise a fait appel à ses sous-traitants mais très vite, les grévistes ont empêché les chauffeurs des camions poubelle de travailler", explique-t-il à LCI.fr.
'Le système D'
Dans les trois arrondissements touchés, la Ville de Paris a mis en place un 'système D'. "La récolte des déchets est organisée rue par rue et revue chaque heure", souligne Helder De Oliveira. Ainsi pour le 18e arrondissement, entièrement géré par Sita, la Ville de Paris a fait appel à des entreprises de substitution. "Globalement, la situation est sous contrôle" résume Helder De Oliveira. Mais gérer la crise dans le 19e est moins facile. "Dans cet arrondissement les agents de la ville collectent l'ensemble des déchets dans la matinée, et l'après-midi ils sont répartis là où il manque de la main d'oeuvre . S'il reste encore des rues à déblayer, elles sont prioritaires le lendemain", rassure Helder De Oliveira.
Pour l'instant la Ville de Paris reste sereine face à la situation de blocage. Chez Sita, personne ne souhaite se prononcer.
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