© DR"Loue très bel appartement à deux pas des Champs-Elysées, du Fouquets, de la Concorde... Montant du loyer : 700 euros la semaine". Voilà, en résumé, les annonces que diffusaient sur Internet des locataires de la rue de Washington : un immeuble appartenant à l'OPAC (1), le premier bailleur social de la capitale. Ces locataires, qui s'étaient vu attribuer un HLM pour un loyer mensuel de 350 euros, bénéficiant même pour certains d'aides au logement.
Faut-il taxer les sociétés HLM ?
Quand certaines connaissent des difficultés financières, d'autres accumulent des bas de laine. D'où l'idée de Christine Boutin de "renforcer la mutualisation des moyens".
Publié le 21/07/2008
Le 6 avril dernier, l'OPAC Paris a déposé plainte contre ces locataires. Son directeur général, Jean-François Gueullette a précisé que cela concernerait trois ou quatre appartements sur un total de 70 appartements. Le plus grand office HLM de France avec 100.000 logements, "n'entend pas laisser se poursuivre de telles pratiques totalement illégales et qui, dans le contexte du logement social à Paris, sont d'autant plus inadmissibles". L'OPAC de souligner que de tels comportements lésaient les 100.000 demandeurs en attente d'un logement.
Les quatre "profiteurs" de la rue de Washington risquent la rupture de leur bail mais aussi de fortes amendes. "Nous irons jusqu'au bout", certifie la direction de l'OPAC soulignant par ailleurs que "c'est la première fois qu'on tombe sur une chose pareille". L'achat de cet immeuble dans un des quartiers les plus huppés de Paris avait été présenté en juin 2001, juste après la conquête de la mairie par la gauche, comme un symbole de la nouvelle politique du logement social, rééquilibrée vers l'ouest de la ville.
(1) Office public d'Aménagement et de Construction
Le maire du VIIIe réagit |
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