© AFP/ Didier PallagesLe syndicat des gynécologues-obstétriciens libéraux Syngof, qui appelle à un mouvement de grève de samedi soir à lundi soir dans les 200 maternités privées, a parié vendredi sur une forte mobilisation, avec "les trois-quarts" de ces établissements touchés. A l'opposé, la FHF (Fédération hospitalière de France), qui représente la quasi-totalité des hôpitaux publics, table sur "un impact limité", mais a vivement condamné ce mouvement qui s'apparente selon elle à une "une grève de confort" menée "aux frais du service public hospitalier".
Le mouvement a reçu vendredi le "soutien" de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP, directeurs des cliniques), qui a indiqué que les cliniques privées veilleraient quand même "à assurer la continuité de l'accueil des parturientes". Le Syngof, lui, a prévenu que, sauf "extrême urgence, les patientes seront dirigées vers la structure publique la plus proche". "Aucun déclenchement (provocation médicale de l'accouchement, ndlr) ne sera effectué", a-t-il prévenu.
Selon le Syngof, les maternités de "Toulouse, Bordeaux, Nantes, Clermont-Ferrand, Montpellier, Reims ont répondu à l'appel" à la grève; Marseille et Lyon étant "en train de se décider". Il "subsiste une interrogation" quant au suivi de l'appel "pour les maternités d'Ile-de-France et de Nice", a-t-il reconnu. Selon le Syngof, le secteur privé réalise environ 30% des 800.000 accouchements annuels.
Renouvellement de la profession
Les gynécologues obstétriciens protestent contre l"'insécurité juridique et financière" dans laquelle ils disent exercer, et reprochent au gouvernement de ne pas avoir "réglé" le problème de leur assurance en responsabilité civile professionnelle. Les primes de ces assurances sont particulièrement élevées en raison des fortes indemnisations demandées en cas de handicap néonatal par exemple. Le Syngof évoque aussi le problème du renouvellement de la profession, les jeunes en formation étant "effrayés" par les difficultés à s'assurer.
Jeudi soir, après une rencontre infructueuse avec le syndicat, le ministre de la Santé Philippe Bas, a appelé les médecins "à une démarche de responsabilité avant le long week-end de Pâques, afin d'assurer aux femmes qui vont bientôt accoucher l'accueil et l'accompagnement nécessaires".
(D'après agence)
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