© AFP/ Didier PallagesLe président du Syngof, Guy-Marie Cousin, a déclaré lundi que la mobilisation des gynécologues-obstétriciens libéraux, appelés à la grève ce week-end pascal dans les 200 maternités privées, était "bien suivie", sans avoir toutefois entraîné de perturbations. Le Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France (Syngof) entendait, avec ce mouvement sensibiliser l'opinion sur "l'insécurité juridique et financière" dans laquelle vivent, selon lui, ces spécialistes soumis à de fortes primes d'assurances. Les primes sont particulièrement élevées en raison des fortes indemnisations demandées en cas de handicap néonatal par exemple.
"Sur les grosses maternités qui s'étaient engagées à suivre le mouvement, ça a été bien suivi; mais comme presque toutes ont été réquisitionnées dès samedi soir, le mouvement n'a eu aucune incidence sur le fonctionnement des services hospitaliers publics", a déclaré Guy-Marie Cousin. Un médecin réquisitionné, même s'il s'est déclaré gréviste, doit travailler. Le ministère de la Santé a quant à lui confirmé avoir "donné comme consigne aux préfets de surveiller la permanence des soins et, si cela se tendait, à l'hôpital notamment, de réquisitionner", sans préciser le nombre de réquisitions ordonnées.
Couverture insuffisante
"De toute façon", a expliqué le président du Syngof, "notre objectif était clairement de ne pas entraîner de risques ou de gênes importants au niveau des patients, mais de parler du problème et de prendre date pour l'avenir, quelle que soit l'équipe au pouvoir dans quelques semaines". Le "souci (des gynécologues) n'est pas tant de payer l'assurance ou le coût même de la prime de l'assurance, c'est le fait d'avoir une couverture d'assurance insuffisante", a expliqué Guy-Marie Cousin.
"On a des assurances en majorité à contrat à 3 millions d'euros, et des sinistres qui sont supérieurs et une responsabilité qui est personnelle", a précisé le responsable du Syngof. Selon le Syngof, le secteur privé réalise environ 30% des 800.000 accouchements annuels.Ce mouvement avait reçu vendredi le "soutien" de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP, directeurs des cliniques). A l'opposé, la FHF (Fédération hospitalière de France), qui représente la quasi-totalité des hôpitaux publics, l'avait vivement condamné, évoquant une "une grève de confort" menée "aux frais du service public hospitalier".
(D'après agence)
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