La police évacue les manifestants du toit de l'Unedic à Paris

le 26 avril 2007 à 19h54 , mis à jour le 26 avril 2007 à 19h57

La police affirme qu'il n'y a pas eu d'incidents, mais les intermittents et chômeurs manifestants dénoncent une évacuation musclée.

Des chômeurs et intermittents sur le toit du siège de l'Unédic à ParisDes chômeurs et intermittents sur le toit du siège de l'Unédic à Paris © TF1/LCI

La police a évacué jeudi la vingtaine de manifestants qui occupaient toujours le toit de l'Unedic, l'organisme qui fédère les Assedic (assurance chômage), à Paris, lors d'une opération qui s'est faite sans incident, selon la préfecture, mais sans ménagement, selon des manifestants. Aucun n'a été interpellé par la police. Les manifestants -intermittents du spectacle et membres d'associations de chômeurs qui s'étaient installés mardi soir- ont été évacués "sur réquisition de l'Unedic", a indiqué la préfecture de police (PP).

L'opération a été "très musclée", a indiqué Jean-Christophe Medinger, intermittent, qui a assisté à l'évacuation depuis la rue. "Les CRS sont arrivés de chaque côté en couvrant les rambardes pour éviter que les manifestants tombent dans la rue. Quelques uns des intermittents sont restés accrochés aux rambardes, mais ils ont finalement été évacués, il y avait environ 20 CRS en haut pendant que les manifestants scandaient en bas ‘solidarité aux intermittents, non à la précarité'" a-t-il dit. "Cela a été une chance que personne ne tombe parce que ça a été d'une violence assez incroyable", a ajouté un autre manifestant, membre du personnel en grève de la Dares, la direction statistique du ministère de l'Emploi.

Plainte

Plusieurs élus ou responsables de gauche franciliens sont venus rapidement sur les lieux, dont l'ancien ministre communiste Jack Ralite, Jean Pessessard (Verts), Catherine Jaigou (PCF) et l'adjointe (Verts) au maire de Paris, Penelope Komites, qui a indiqué qu'elle allait déposer plainte vendredi pour "violence policière envers un élu". "J'ai été très violemment prise à partie, avec une clé dont je porte encore les marques sur le bras, malgré mon écharpe d'élue", a-t-elle déclaré, évoquant "l'évacuation brutale" des manifestants.

La Préfecture de Police a indiqué que cette évacuation "sans incidents" avait fait l'objet "d'une mobilisation de moyens importants pour que toutes les conditions de sécurité soient réunies, notamment sur le toit que certains manifestants refusaient de quitter". Ceux-ci demandaient la "remise en cause" du nouveau protocole régissant l'indemnisation chômage des quelque 100.000 intermittents du spectacle, entré en vigueur le 1er avril, qui avait durci les règles d'indemnisation. Ils remettaient également en cause le régime général d'assurance chômage.

le 26 avril 2007 à 19:54
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience