Des chômeurs et intermittents sur le toit du siège de l'Unédic à Paris © TF1/LCILa police a évacué jeudi la vingtaine de manifestants qui occupaient toujours le toit de l'Unedic, l'organisme qui fédère les Assedic (assurance chômage), à Paris, lors d'une opération qui s'est faite sans incident, selon la préfecture, mais sans ménagement, selon des manifestants. Aucun n'a été interpellé par la police. Les manifestants -intermittents du spectacle et membres d'associations de chômeurs qui s'étaient installés mardi soir- ont été évacués "sur réquisition de l'Unedic", a indiqué la préfecture de police (PP).
L'opération a été "très musclée", a indiqué Jean-Christophe Medinger, intermittent, qui a assisté à l'évacuation depuis la rue. "Les CRS sont arrivés de chaque côté en couvrant les rambardes pour éviter que les manifestants tombent dans la rue. Quelques uns des intermittents sont restés accrochés aux rambardes, mais ils ont finalement été évacués, il y avait environ 20 CRS en haut pendant que les manifestants scandaient en bas ‘solidarité aux intermittents, non à la précarité'" a-t-il dit. "Cela a été une chance que personne ne tombe parce que ça a été d'une violence assez incroyable", a ajouté un autre manifestant, membre du personnel en grève de la Dares, la direction statistique du ministère de l'Emploi.
Plainte
Plusieurs élus ou responsables de gauche franciliens sont venus rapidement sur les lieux, dont l'ancien ministre communiste Jack Ralite, Jean Pessessard (Verts), Catherine Jaigou (PCF) et l'adjointe (Verts) au maire de Paris, Penelope Komites, qui a indiqué qu'elle allait déposer plainte vendredi pour "violence policière envers un élu". "J'ai été très violemment prise à partie, avec une clé dont je porte encore les marques sur le bras, malgré mon écharpe d'élue", a-t-elle déclaré, évoquant "l'évacuation brutale" des manifestants.
La Préfecture de Police a indiqué que cette évacuation "sans incidents" avait fait l'objet "d'une mobilisation de moyens importants pour que toutes les conditions de sécurité soient réunies, notamment sur le toit que certains manifestants refusaient de quitter". Ceux-ci demandaient la "remise en cause" du nouveau protocole régissant l'indemnisation chômage des quelque 100.000 intermittents du spectacle, entré en vigueur le 1er avril, qui avait durci les règles d'indemnisation. Ils remettaient également en cause le régime général d'assurance chômage.
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