© INTERNELa grève à la SITA Ile-de-France, commencée lundi à l'appel de sept syndicats pour les salaires, se poursuivait mardi, les ordures n'étant pas collectées dans près de 200 communes franciliennes et trois arrondissements de Paris. Mardi matin, 200 manifestants selon la police, se sont rassemblés devant le siège de SITA France à Nanterre, sans incident. "On a été reçu par les responsables de SITA France qui vont nous organiser un rendez-vous avec la direction de SITA IDF, qui jusque-là refusait de bouger. On devrait avoir un rendez-vous dans la journée", a expliqué Mario David, délégué FO.
La grève, illimitée, a commencé à l'appel d'une intersyndicale rassemblant FO, CGT, CFDT, CFTC, CNT, FNCR et CGC. Les syndicats de cette filiale de Suez réclament des augmentations de salaires de 3% rétroactivement au 1er janvier, puis de 1% au 1er juillet. D'après ce dernier, "le blocage dans le ramassage des ordures est encore plus important qu'hier".
Prime jugée insuffisante
Lundi, la direction avait confirmé une forte participation : 80% parmi les éboueurs (majoritaires) chargés de la collecte d'ordures des collectivités, et 34% dans la collecte d'ordures industrielles. Résultat : non-collecte des ordures dans les Xe, XVIIIe et XIXe arrondissements parisiens où officie la SITA, ainsi que dans 90% des 200 communes franciliennes sous contrat avec la société, selon la direction.
La direction n'avait pas communiqué de taux de participation mardi matin. La SITA IDF emploie environ 2.000 personnes, dont 1.700 ouvriers (chauffeurs, éboueurs, trieurs de déchets, etc). Après des semaines de négociations, la direction avait proposé vendredi une augmentation de 2% au 1er janvier et une prime de 150 euros brut, ce que les syndicats ont refusé.
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