Les salariés d'Airbus maintiennent la pression

le 03 avril 2007 à 06h43 , mis à jour le 03 avril 2007 à 12h53

Plusieurs milliers de salariés ont manifesté mardi devant l'aéroport de Toulouse-Blagnac pour protester contre le plan Power 8.

TF1-LCI : Manifgestations à Toulouse Blagnac contre le plan Power 8 de restructuration d’Airbus, le 16 mars 2007Manifgestations à Toulouse Blagnac contre le plan Power 8 de restructuration d’Airbus, le 16 mars 2007 © TF1-LCI

A la veille d'un comité européen d'Airbus, prévu mercredi à Toulouse, trois des cinq syndicats de l'avionneur, FO, la CFDT et la CGT, avaient appelé à une demi-journée de grève ce mardi. Le mot d'ordre : dénoncer une nouvelle fois le plan de restructuration Power 8, qui prévoit 10.000 suppressions de postes sur quatre ans en Europe. Entre 2500 (selon la police) et 4000 (selon les organisateurs) salariés ont manifesté dans la matinée devant l'aéroport de Toulouse-Blagnac. Le cortège s'est disloqué peu après 12h, après une intervention du coprésident du comité européen, Jean-François Knepper.

La CFE-CGC et la CFTC, minoritaires à Airbus, ont décidé de ne pas s'associer à cette grève, refusant de s'engager dans "un mouvement dur" pour privilégier la discussion avec la direction.

Du comité européen, les syndicats n'attendent pas grand-chose : "La direction va nous présenter l'état des finances d'Airbus et d'EADS ainsi que le processus de déclinaison de Power 8. On restera au niveau de la forme sans aborder le fond alors qu'aucune réponse n'a été fournie à la centaine de questions que nous avons formulées", estime Jean-François Knepper, élu FO, conforté à la mi-mars comme syndicat majoritaire à Airbus Toulouse. Pour FO Métaux, le plan Power 8 "ne tire aucun enseignement des vraies raisons de nos difficultés et ne règlera en rien les vrais problèmes d'Airbus".

"On ne veut pas fermer la porte à la discussion"

Mais les syndicats sont divisés : si Pierre-Henri Coat, délégué syndical central CFDT, juge que "le dialogue avec la direction n'est pas encore instauré, les négociations ne sont pas engagées", justifiant l'appel à la grève, Denis Bertrand, représentant syndical CFE-CGC, estime qu'il est "trop tôt pour se lancer dans un mouvement dur. On ne connaît pas encore le détail de Power 8. On préfère d'abord en discuter point par point. Il est urgent d'en connaître les détails". Même constat du côté de la CFTC : "Nous avons fait des propositions au président Louis Gallois et nous attendons des garanties de sa part, peut-être à l'occasion du comité européen. Airbus ne peut pas se permettre un mouvement dur avec blocage de la production. Si l'on n'est pas d'accord avec tout le contenu de Power 8, certaines choses sont nécessaires. On ne veut pas fermer la porte à la discussion".

Outre les suppressions de postes, pour moitié chez les sous-traitants, Power8 prévoit également la cession au moins partielle de six sites industriels en Europe. Le 6 mars, une mobilisation massive et unitaire en France avait rassemblé 15.000 personnes à Toulouse, et 2000 personnes sur chacun des sites de Nantes, Saint-Nazaire ou Meaulte.

D'après agence

le 03 avril 2007 à 06:43
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1 Commentaires

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  • Michel, le 03/04/2007 à 07h52

    On ne peut pas dire mais à 3 semaines des élections, notre pays n'est pas sous une image positive.Honte.

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