Des chômeurs et intermittents sur le toit du siège de l'Unédic à Paris © TF1/LCIPerchés à 40 mètres de haut, plusieurs dizaines de chômeurs et intermittents du spectacle continuaient mercredi matin à occuper le toit et le dernier étage du siège de l'Unedic (régime d'assurance chômage), dans le XIIe arrondissement de Paris, a déclaré un des manifestants. La direction de l'Unedic, l'organisme qui fédère les Assedic (assurance chômage), a longuement rencontré mercredi une délégation de chômeurs et intermittents. La réunion a été placée sous le signe de "l'écoute" selon la direction et qualifiée de "long échange cordial" par la délégation. "On nous promet davantage de transparence dans les statistiques, c'est déjà une bonne chose", a indiqué Loïc, membre de la délégation.
"Il n'y a pas de promesses de faites, mais M. Revoil semblait d'accord avec beaucoup de choses que nous avons dites", a indiqué Linda, partie prenante aux discussions. En revanche, la direction de l'Unedic n'a pas d'influence sur le nouveau protocole régissant l'indemnisation chômage des quelque 100.000 intermittents du spectacle dont les manifestants demandent la non-application. Ils réclament plus généralement une "refonte" du régime d'assurance chômage en faveur de tous les chômeurs. Ils revendiquent également le droit de participer aux discussions sur la remise à plat du fonctionnement de l'assurance chômage qui "doit se faire avec les premiers concernés", disent-ils.
"Tiens, t'es radié"
A l'issue de la réunion, la direction a demandé "aux manifestants, qui sont désormais une vingtaine, de quitter le bâtiment, afin que le personnel de l'Unedic puisse de nouveau assurer sa mission de versement des allocations de chômage dès demain" (jeudi), a précisé la direction.
Mardi soir, la police avait renoncé à déloger les manifestants -une centaine selon les organisateurs, une trentaine selon la police -qui s'étaient introduits dans l'immeuble vers 20h. L'accès au bâtiment de l'Unedic était toujours barré mercredi soir par plusieurs rangées de barrières métalliques, de même que la rue adjacente au bâtiment, bloquée par des barrières et des CRS. A une vingtaine de mètres, quelques dizaines de manifestants étaient rassemblés, certains assis, en soutien à leurs camarades sur le toit.
Au dernier étage, des banderoles étaient toujours déployées, proclamant notamment "Tiens, t'es radié", ou "Coordination des intermittents et précaires d'Ile de France", à l'origine de cette action avec l'association de chômeurs AC! Paris (Agir ensemble contre le chômage!).
(D'après agence)
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