Bertrand tient ferme sur le lundi de Pentecôte

le 22 mai 2007 à 06h38 , mis à jour le 22 mai 2007 à 16h12

"En aucun cas le principe du lundi de Pentecôte travaillé ne sera remis en cause", assure Xavier Bertrand, alors que FO réclame le retrait du dispositif.

TF1-LCI, Xavier BertrandXavier Bertrand © LCI

Pas de concession sur le fond... mais de possibles aménagements sur la forme. A quelques jours de la date fatidique, et face à une polémique toujours prête à se rouvrir, le ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, Xavier Bertrand, assure "qu'en aucun cas le principe (du lundi de Pentecôte travaillé) ne sera remis en cause".

Annonce faite dans une interview au Parisien, alors que Force ouvrière a réclamé, lundi, le retrait du dispositif, en vigueur depuis trois ans. Selon FO, ce dispositif est "très injuste et ne repose que sur les salariés". Et le syndicat a prévenu qu'il apportait "d'ores et déjà son soutien à toutes les initiatives (...) visant à rétablir les salariés dans leurs droits et en particulier le droit aux congés et au salaire pour tout travail effectué".

"On n'a pas refait le coup de la vignette auto"

La Journée dite de "solidarité" avait été créée pour financer la dépendance des personnes âgées et handicapées, après la canicule de 2003 et ses 15.000 morts, qui avaient révélé les carences en matière de prise en charge des personnes âgées en France. Travaillée mais non rémunérée, cette journée permet de dégager deux milliards d'euros par an pour aider au financement de mesures en faveur des personnes dépendantes, âgées ou handicapées. Et, souligne Xavier Bertrand, "la Cour des comptes a constaté dans un rapport que chaque euro rapporté par cette mesure a été versé pour la dépendance".

"Les Français doivent le savoir : on ne leur a pas refait le coup de la vignette auto", a insisté le ministre, qui a également annoncé qu'une évaluation aurait lieu cette année au lendemain du lundi de Pentecôte "pour faire le point sur les modalités d'application et voir ce qui peut être amélioré".

Une assurance qui n'a pas empêché la Fnath, association regroupant des "accidentés de la vie", de demander au gouvernement de "réformer en profondeur" la politique de prise en charge de la dépendance, qui selon elle "ne peut se limiter au maintien du jour férié travaillé".

D'après agence

Service minimum : "des voies de passage existent"

Xavier Bertrand a assuré lundi que la France "n'(était) pas une société bloquée", estimant notamment que "des voies de passage exist(ai)ent" sur le dossier délicat du service minimum dans les transports. "Il faut jouer la carte de la concertation, tirer les enseignements de ce qui s'est passé. Mais ma porte ne sera jamais fermée pour les partenaires sociaux", a assuré le ministre. Selon lui, "le service minimum n'est plus un sujet tabou" et il faut tenir compte tout à la fois du "droit constitutionnel qu'est le droit de grève", "du droit d'aller travailler" pour les usagers des transports, et parvenir à "faire la différence entre la paralysie et la perturbation".

le 22 mai 2007 à 06:38
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