Personnes âgées dans une maison de retraite © TF1/LCILes maisons de retraite ont triste image. Près d'un Français sur deux (49%) reconnaît en avoir une "mauvaise opinion" et 68% jugent que la prise en charge des personnes âgées "par les pouvoirs publics" n'est "pas satisfaisante", révèle un sondage TNS Sofres réalisé pour la Fédération hospitalière de France. Ce déficit d'image est lié, explique ce sondage, à une charge financière "perçue comme excessive" par 96% des personnes interrogées, un "coût d'hébergement inassumable" (69%), des "places disponibles insuffisantes" (86%), ainsi qu'à des "soupçons ou constats de maltraitance pour près d'un tiers" des sondés.
"Quel que soit leur âge, les Français partagent la même réticence à l'égard de cette solution d'hébergement : les plus jeunes y mettent à contrecoeur leurs aînés (79%, 3 points de plus qu'en 2005) et les personnes âgées ne souhaitent pas aller en maison de retraite (84% des Français, 87% des plus de 60 ans)", ajoute le sondage.
Des personnels 2 à 3 fois moins nombreux qu'à l'étranger
Une étude qui n'a pas manqué de faire réagir les associations : selon l'AVVEC, qui regroupe l'AD-Pa et la Fnapaef (directeurs d'établissements et familles), le reproche implicite contenu dans cette étude s'adresse "en fait aux pouvoirs publics". L'AVVEC, qui demande la tenue à la rentrée d'une "grande conférence nationale" sur la dépendance, affirme faire "depuis longtemps" les mêmes reproches que les Français au dispositif d'accueil des personnes âgées : "manque de structures et coût trop important supporté par les personnes âgées et leurs familles par insuffisance de l'Assurance maladie".
L'association condamne aussi "le nombre insuffisant de personnels, 2 à 3 fois moins que dans les autres pays européens". L'AD-Pa et la Fnapaef soulignent par ailleurs que, si le sondage ne concernait que les établissements, les "mêmes difficultés se rencontrent à domicile".
Les deux associations se déclarent prêtes à "travailler" avec le futur gouvernement sur la question de la dépendance. Si elles accueillent favorablement l'annonce par Nicolas Sarkozy de la mise en oeuvre d'un plan Alzheimer, elles proposent "d'aborder l'accompagnement de l'ensemble des personnes âgées fragilisées comme une grande question de société".
D'après agence
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