Grève à France Télécom contre "les pressions au départ"

le 31 mai 2007 à 18h13 , mis à jour le 31 mai 2007 à 18h29

La mobilisation a rassemblé 25% des employés selon la direction, près de 40% d'après les syndicats, dans différentes villes de France.

portable téléphone sms mobilité © Pierre-François Grosjean / France Télécom

Ils étaient 108 000 salariés de France Télécom appelés à la grève. Mobilisés à Paris et en province, contre "les mobilités forcées" et "les pressions intolérables" de la direction, 40% des salariés selon les syndicats (25% selon la direction) , ont cessé leur activité jeudi.

En février 2006, France Télécom avait annoncé , 22.000 "départs volontaires" entre 2006 et 2009. Les syndicats dénoncent les "pressions" exercées sur le personnel pour y parvenir et "les restructurations, transferts et fermetures de sites".

Forte mobilisation

"La mobilisation est plus forte qu'en décembre dernier", date de la dernière grève (17% à 30%), a souligné Verveine Angeli, du syndicat Sud-PTT, qui appelait à la mobilisation avec la CGT, la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC, et FO. Les pressions sont de toutes sortes, explique Patrick Le Méné (CGT), lors d'un rassemblement de 300 à 400 salariés devant le siège à Paris. "Lors des entretiens individuels, on vous dit que vous avez le profil pour une autre fonction publique, que vous pourriez créer votre entreprise", raconte-t-il. "Les cadres ont une prime à chaque fois qu'ils font partir quelqu'un", ajoute-t-il.

Du côté de la direction, on tente de tempérer : Les départs se font "naturellement et sans pression", avec "les retraites, les retours vers la Fonction publique, l'essaimage (création d'entreprises), ou le Plan personnel accompagné (aide au développement de projets professionnels en dehors du groupe)", a assuré un porte-parole de la direction. L'entreprise investit beaucoup dans "l'accompagnement des salariés et la formation. Les réorganisations, certes toujours difficiles, sont faites sans licenciement", a-t-il assuré.

Dépression et stress

Au-delà de Paris, les rassemblements ont eu lieu dans plusieurs villes de provinces. A Strasbourg, ils étaient un millier environ (400 selon la police) a dénoncer la "logique financière à tout crin" de l'entreprise. Des rassemblements ont été organisés aussi à Nantes, Caen, Toulouse, Orléans, et Bordeaux, où entre 100 et 200 salariés ont relaté les conséquences de ce climat sur la santé des salariés (dépressions, stress, etc).

Avec agence

le 31 mai 2007 à 18:13
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