Jean-Claude Mailly (FO) au sortir d'une rencontre avec Nicolas Sarkozy et François Fillon, le 25 mai 2007 © TF1-LCIC'est donc le sourire, du moins l'optimisme, qui prévalait vendredi sur le perron de l'Elysée, pour cette 2e vague de rencontres bilatérales entre le président et les dirigeants des organisations syndicales et patronales, destinées à préparer quatre conférences sociales de rentrée. Selon le président de la CFTC Jacques Voisin, Nicolas Sarkozy a proposé pour juillet une "loi-cadre" appelant les partenaires sociaux à négocier dans les entreprises sur le service minimum dans les transports en cas de grève. "Loi cadre, puis des négociations derrière", a-t-il résumé : "ça nous va bien. On verra, après, dans le contenu".
Même discours de la part de Jean-Claude Mailly. Le secrétaire général de FO était arrivé à l'Elysée plutôt énervé après les déclarations de François Fillon affichant sa volonté d'aller vite sur le service minimum dans les transports... Il en est finalement ressorti "rassuré sur la méthode. Sur le contenu, il faudra attendre les textes qui sortiront". Nicolas Sarkozy "m'a indiqué qu'il n'avait aucune volonté de remettre en cause le droit de grève", a commenté Jean-Claude Mailly. Et "sur les thèmes dont se saisiront les partenaires sociaux, il n'y aura pas d'intervention du gouvernement tant que les négociations ne seront pas terminées", a poursuivi Jean-Claude Mailly.
Quant au président de la CFE-CGC, Bernard van Craeynest, il a souligné, à la sortie de sa rencontre avec Nicolas Sarkozy, avoir eu des échanges "constructifs", avec le président, qui a l'intention de laisser "tout l'espace au dialogue et à la négociation". A sa sortie de l'Elysée, François Chérèque (CFDT) a affirmé que François Fillon allait proposer "dans les jours qui viennent" aux syndicats une "méthode" de travail sur les réformes prévues par le gouvernement. Juste avant d'être reçu, le secrétaire général de la CFDT avait déclaré qu'il avait "bon espoir" de "dissiper les malentendus" et d'obtenir "du temps pour la négociation sur le contrat de travail".
Roubaud : "la Formule 1 est une méthode qui nous plaît"
Le premier a rencontrer le président vendredi matin avait été, peu avant, le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, a salué vendredi la "méthode rapide et efficace" du gouvernement pour travailler avec les partenaires sociaux. Il a jugé que "la Formule 1 est une méthode qui nous plaît parce que dans les entreprises la vitesse est maximum". "C'est formidable parce qu'en dix jours, il y a déjà eu deux réunions de travail avec le président de la République", a-t-il dit, satisfait d'avoir appris qu'il y aura "sans doute un secrétariat d'Etat aux PME dans les prochaines semaines".
Pierre Martin, président de la délégation de l'Union professionnelle artisanale (UPA), est lui aussi ressorti de sa rencontre avec le président plutôt optimiste. Il a noté "quatre éléments de satisfaction", dont la création d'un secrétariat d'Etat à l'Artisanat. Il affirme que Nicolas Sarkozy a accepté sa proposition de mettre en place, "avant l'été", une "commission de réflexion pour la TVA sociale", qui consiste à fiscaliser en partie le financement de la sécurité sociale en allégeant conjointement les cotisations des employeurs.
Bernard Thibault (CGT) sera quant à lui reçu mardi prochain, et Laurence Parisot (Medef) mercredi.
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