Nicolas Sarkozy recevant le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault (14 mai 2007) © TF1/LCINicolas Sarkozy a entamé cette semaine une série de rencontres avec les dirigeants des syndicats et du patronat français, les premières en tant que président élu. Après la CFDT, la CFE-CGC, le Medef, la CGT, la CGPME et l'UPA lundi, ces entretiens se sont poursuivis ce mardi avec le leader de FO, Jean-Claude Mailly, à 11 heures, suivi à midi par Jacques Voisin, président de la CFTC, avant Alain Olive, secrétaire général de l'Unsa, une demi-heure plus tard. Les rencontres se déroulent dans les locaux provisoires du président élu, au 35 rue Saint-Dominique, à Paris. La FSU, premier syndicat de la fonction publique d'Etat, s'est étonnée de ne pas avoir été invitée.
Lundi, le président élu a tenté de rassurer les partenaires sociaux sur sa volonté de réformer sans passer en force ni mettre les syndicats en difficulté, tout en réaffirmant sa détermination à s'attaquer aux "facteurs bloquants" de la société. Il a aussi annoncé de nouvelles rencontres avec les syndicats dans les dix jours suivant sa prise de fonction en tant que chef de l'Etat. Ces futurs entretiens à l'Elysée devront fixer le calendrier des quatre conférences sociales de la rentrée (démocratie sociale, égalité salariale hommes-femmes, "flexsécurité" et conditions de travail).
Les syndicats attendent des actes
Echaudés par des propositions du candidat Sarkozy jugées antisyndicales, les syndicats avaient prévenu le nouveau président dès son élection qu'ils le jugeraient "sur les actes", le pressant de respecter le dialogue social. Dans Libération lundi, Jean-Claude Mailly (FO) avait ainsi rappelé que les syndicats "discutent" déjà avec le patronat, mais excluait de négocier "si l'on nous dit : voilà le résultat auquel vous devez arriver".
Les partenaires sociaux ont engagé en octobre une "délibération" sur l'assurance-chômage, les contrats de travail et la sécurisation des parcours professionnels. Mais le contrat de travail unique et la fusion ANPE-Unedic prônés par Nicolas Sarkozy ne sont voulus ni par les syndicats, ni vraiment par le patronat. Sur le service minimum dans les transports, plusieurs syndicats défendent des négociations par entreprise, sur le modèle RATP, mais ne veulent pas de loi. Lundi, Nicolas Sarkozy a fait sentir au premier représentant syndical qu'il a reçu, celui de la CFDT, François Chérèque, qu'il ne voulait "pas passer en force" sur ce dossier. Reste à "articuler" le travail des partenaires sociaux "avec les projets du prochain gouvernement", a résumé la présidente du Medef, Laurence Parisot.
D'après agence
Sarkozy quitte la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine |
Nicolas Sarkozy a annoncé mardi matin à Nanterre sa démission de la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine. Plusieurs élus locaux sont candidats à sa succession à la tête du conseil général, le favori étant Patrick Devedjian, député des Hauts-de-Seine et conseiller général, selon diverses sources politiques départementales. Le candidat UMP à la succession de Nicolas Sarkozy dans le canton de Neuilly sera Arnaud Teullé, 41 ans, maire-adjoint de Neuilly chargé des Affaires scolaires et de la jeunesse. |
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