François Chérèque à son arrivée à la réunion du Medef © TF1/LCINe pas confondre vitesse et précipitation. C'est, en résumé, le message qu'adressent les organisations syndicales à Nicolas Sarkozy au lendemain de son élection. Le prochain chef de l'Etat souhaite profiter du fameux "état de grâce" pour avancer et faire passer ses grandes réformes. A cet effet, il organisera quatre grandes "conférences" en septembre avec les partenaires sociaux, sur l'égalité salariale, la flexisécurité, les conditions de travail et la démocratie sociale (le détail des grands chantiers, cliquez ici).
Le président sera jugé "sur les actes", a prévenu le numéro un de FO Jean-Claude Mailly pour qui tout "passage en force" sur des "dossiers sur lesquels nous serions en désaccord" conduirait à "des effets boomerang". Pour la CGT, "la démocratie ne se réduit pas à l'expression citoyenne à l'occasion d'une élection" et "la démocratie sociale doit tenir toute sa place". "La méthode que choisira le chef de l'Etat pour impulser les réformes" sera "déterminante", souligne la CFDT.
"Enthousiasme" du Medef
La loi de "modernisation du dialogue social" adoptée en janvier impose désormais aux pouvoirs publics une concertation avec les partenaires sociaux avant toute réforme concernant les relations du travail. Une loi que le candidat Sarkozy s'est engagé à respecter après avoir martelé avant le premier tour de l'élection son intention de légiférer "dès juin". La négociation avec les partenaires sociaux donc mais, si cela n'aboutit pas rapidement, ce sera la loi.
Du côté du Medef, sa présidente, Laurence Parisot a félicité Nicolas Sarkozy pour son élection et affirmé que le mouvement patronal voulait "contribuer avec responsabilité et enthousiasme" à la "réussite" de son mandat. "Nous nous engageons à contribuer avec responsabilité et enthousiasme à l'écriture de la nouvelle page qui s'ouvre pour la France".
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