Thibault "vigilant" sur le service minimum

le 29 mai 2007 à 06h38 , mis à jour le 29 mai 2007 à 21h09

A l'issue d'un entretien avec Nicolas Sarkozy, il a appelé les syndicats à rester "vigilants" sur la rédaction du projet de loi sur les transports.

TF1/LCI Le secrétaire général de la CGTLe secrétaire général de la CGT © TF1/LCI

Le défilé des partenaires sociaux à l'Elysée se poursuit : ce mardi matin, Bernard Thibault était de retour avec une délégation de la CGT pour une rencontre avec Nicolas Sarkozy, mais aussi avec le Premier ministre François Fillon, les ministres de l'Economie et de l'Emploi, Jean-Louis Borloo, et du Travail, Xavier Bertrand. Après un entretien qui aura duré une heure, Bernard Thibault a donné du crédit à Nicolas Sarkozy sur le service minimum dans les transports.

"J'y vois plus clair" et "il nous faut rester vigilants", a déclaré le secrétaire général de la CGT.  "Le président de la République nous a dit qu'il n'avait pas l'intention de remettre en cause les conditions d'exercice du droit de grève. Il ne veut pas de procès d'intention" sur le sujet, "nous n'avons pas de raison de ne pas le suivre" et de le soupçonner du contraire, a-t-il poursuivi.

Sécurité sociale professionnelle : "Je n'imagine pas un consensus"

Bernard Thibault a indiqué que la "prochaine étape" du gouvernement en la matière consistera à déposer le projet de loi à l'Assemblée nationale "en juillet". "Nous serons très attentifs sur la rédaction" de ce texte", a-t-il prévenu. Le dirigeant syndical a confirmé que le projet de loi-cadre comporterait deux volets : le premier instaurera des "procédures plus précises pour prévenir les conflits" dans les entreprises de transport sur le modèle des "alarmes sociales" ; le second incitera autorités publiques locales et entreprises à "mieux définir les services assurés" par les non-grévistes en cas de grève.

Concernant un autre grand chantier annoncé, celui du contrat de travail et de la sécurisation des parcours professionnels, "ce qui n'est pas arbitré aujourd'hui, c'est (la question de savoir) s'il y aura une conférence à la rentrée" ou "si ça passera par une négociation entre partenaires sociaux", a estimé le leader de la CGT. Syndicats et organisations patronales discutent depuis plusieurs mois sur le premier sujet, dans le cadre de la "délibération sociale" voulue par le Medef. Vendredi, plusieurs syndicats reçus à l'Elysée avaient déclaré que la conférence sociale prévue par Nicolas Sarkozy sur la flexisécurité, englobant la question du contrat de travail, aurait lieu non pas à la rentrée mais en 2008.

Bernard Thibault a rappelé que la CGT souhaitait "une sécurité sociale professionnelle pour sortir les salariés de la précarité". Mais "en face", le patronat veut que "les salariés acceptent" de pouvoir être licenciés plus facilement, a-t-il affirmé, en insistant : "Je n'imagine pas un consensus sur cette question avec le patronat" au vu de sa position actuelle. D'une manière générale, le numéro un cégétiste a "insisté" auprès de Nicolas Sarkozy pour que les sujets où les "employeurs sont bloqués" sur leurs positions ne soient pas "renvoyés systématiquement à la négociation" entre partenaires sociaux.

D'après agence

Fillon : loi-cadre sur le service minimum votée "en juillet"

François Fillon a annoncé mardi soir à Nice que le Parlement voterait "au mois de juillet" une "loi-cadre sur le service minimum et en particulier dans les transports". La "majorité silencieuse exige que l'intérêt général ne soit plus l'otage  des intérêts corporatistes, elle demande que le droit légitime de faire grève  n'ignore pas le droit tout aussi légitime de bénéficier de la continuité du  service public", a affirmé le Premier ministre, venu à Nice soutenir les  candidats UMP des Alpes-Maritimes aux législatives des 10 et 17 juin.

le 29 mai 2007 à 06:38
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

44 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Tat, le 30/05/2007 à 10h20

    Mon pauvre antoine,la cgt n'est peut etre pas le syndicat le plus moderne mais en tout cas c,est le plus sollicité quand les droit des travailleurs sont baffoués.c'est une plaie pour les patrons je vous l'accorde

  • Calou, le 29/05/2007 à 22h42

    Rappelez vous messieurs, que les acquis c'est grace aux combats des syndicats et des salariés et non des gens comme vous qui ne pensent qu'à critiquer ce qu'on a. Je suis fier d'etre syndiqué et d'appartenir à des syndicats ringards qui défendent vos interets. Il faudrait savoir dans quels camps vous etes !

  • Mariane, le 29/05/2007 à 15h42

    Rien n'est tout blanc, rien n'est tout noir.Des réformes, il en faut, mais des vrais et qui servent à quelque chose de concret ... jusque là, le gouvernement n'a été capable que de coller une taxe pour la canicule ... en enlevant 1 jour ferié qui chamboule toute la vie sociale d'un pays. Il aurait suffir d'avoir le courage de dire ; dorénavent vous n'aurez que 29 jours de congés au lieu de 30 dans l'année et tout était réglé ... J'oubliais : dire qu'on enlève 1 jour de congés risquait de heurter... surtout qu'il y a de fortes chances qu'au résultat des courses nos anciens ne voient pas plus que ce que leurs parents ont vu de la vignette ... Et ce n'est pas avec une taxe que l'on s'occupe de nos anciens, c'est avec notre coeur d'enfants. Toute la situation de notre Pays est le résultat d'un INDIVIDUALISME qui s'accroit chaque jour car les règles du jeu ne sont plus depuis longtemps SOLIDARITE, mais CHACUN POUR SOI ... Continuez, vous êtes sur la bonne voie .. de garage

  • Fuchs, le 29/05/2007 à 15h39

    "Immobiliser le pays" (ref. Lucide, Lens). Quel objectif! C'est lamentable. Nous avons vraiment le syndicalisme le plus arriéré du monde occidental.

  • Nathalie, le 29/05/2007 à 15h26

    Qu'il le veuille ou non, les réformes se feront, n'en déplaisent à certains. Ce qu'il convient de comprendre c'est que le nouveau gouvernement n'est pas là pour plaire ou déplaire, mais pour redresser la France et ce, afin que nous laissions à nos enfants, un héritage plus juste, plus respectueux et beaucoup moins dramatique. Tout comme le PS, les syndicats doivent se rénover, se moderniser, s'adapter à la situation et arrêter de partir en croisade, à contre courant. Bien des réformes sont à venir et certaines seront impopulaires, mais nous n'avons pas le choix : on ferait mieux d'imaginer dans quelles cata nous serions si la gauche était passée. Chacun doit faire des efforts, l'heure n'est plus aux choix, mais aux actes et tant pis s'il y a des grincements de dents : ile ne peuvent être que le résultat d'un trop long laxisme!!!

  • Michel, le 29/05/2007 à 15h11

    Quand on commence à être vigilant, c'est que la partie est donnée à l'adversité. Principe d'une fausse victoire pour le perdant.

  • Marcel, le 29/05/2007 à 14h52

    On peut lire sur la Voix du Nord que hier une gréve a l'initiative de la CGT a pertuber le fonctionnement des bus dans le valenciennois au motif que le papier toilette fourni qui " irrite fortement les parties les plus intimes du personnel" ? Mr Thibault avait-il apporter avec lui a l'Elysée un rouleau de papier toilette objet du conflit

  • Helene, le 29/05/2007 à 14h50

    Les français ne veulent plus voir les memes tetes en politiques(on les vire avec les elections).mais ça ne vous gene pas de voir les memes tronches chez les representants des syndicats.A vous,les syndiques de faire le menage aux prochaines elections,Voter pour des responsables non archaiques nous sommes on 21 siecle,.Nos enfants devront payer le sectariime de M THIBAUT ,MAILLY,sans oublier ceux de l'education national

  • Berot, le 29/05/2007 à 14h49

    Il me semble qu'il existe depuis longtemps actuellement un service mini de plusieurs niveaux à la SNCF avec les programes de circulation de trains.

  • L'observateur, le 29/05/2007 à 14h43

    Je partage tout à fait l'avis de Jérôme

Lire tous les commentaires

      logAudience